Les Jours Saints ordonnés de Dieu

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Le Sabbat Hebdomadaire et les Jours Saints Annuels 

sont-ils toujours obligatoires pour nous aujourd’hui ?

Pourquoi fallait-il que l’ancien Israël et Juda aillent en captivité ? Est-ce que Dieu était en colère contre eux ? Et pourquoi Dieu prévient-il ce monde moderne que la calamité s’approche à grands pas ? Est-ce que Dieu est en colère contre nous ? Y a-t-il une corrélation ?

Notre non-observance du Sabbat hebdomadaire de Dieu et ses Jours annuels de Fête, peut-il y être pour quelque chose ? Avant de hausser nos épaules et de nous moquer d’une telle idée, vérifions la parole de Dieu — la Bible — pour apprendre ce que notre Créateur a à nous dire à propos de nos péchés nationaux, collectifs et individuels.

De suggérer que Dieu exige toujours de l’homme qu’il observe le Sabbat du Septième Jour et ses Jours Saints annuels semble étrange, en effet, à la plupart des gens. Après tout, ces jours, n’étaient-ils pas donnés uniquement aux Juifs, pour finalement être remplacés par les chrétiens avec le dimanche et avec des fêtes comme Noël, Pâques et même Halloween ? L’observance du Sabbat et les Jours annuels de Fête, ne signifierait-il pas le retour aux rites de l’Ancien Testament qui ont été enlevés par le Christ quand il est mort pour nous ? Le Sabbat et les Fêtes annuelles, ne faisaient-ils pas simplement partie de l’Ancienne Alliance qui a été remplacée par la Nouvelle Alliance ?

Sans doute, ce sont quelques-uns des arguments que vous avez entendus au fil des ans, destinés à vous convaincre que le respect des Jours Saints originaux, et surtout le Sabbat hebdomadaire, n’est plus nécessaire ou même permis. Ces arguments, sont-ils fondés sur l’Écriture, ou sont-ils fondés sur le raisonnement et l’opinion humaine ? Comment pouvez-vous connaître la vérité à ce sujet ?

Nous croyons que ce livret présentera la vérité biblique sur les observances du Sabbat et des Jours Saints. Mais d’abord, un mot d’avertissement : Si nous apportons la preuve à partir de la Bible que Dieu requiert de vous d’observer le Sabbat et ses Jours Saints annuels, vous êtes tenu de le faire, et Dieu vous tiendra responsable si vous ne le faites pas. Si vous voulez connaître la vérité et vous voulez obéir à Dieu, alors ce livret est pour vous.

1re partie : La sainteté du Sabbat hebdomadaire

Tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament, la Bible ordonne l’observance du Sabbat hebdomadaire. En fait, Dieu a fait le lour du Sabbat quand il a fait l’homme. Le Christ expliquera plus tard que le Sabbat a été sanctifié pour l’homme (Marc 2, 27) et devait être gardé saint par l’homme. Le Sabbat a été fait pour toute l’humanité. Il n’a pas été fait exclusivement pour le peuple juif, car ils n’existaient pas au moment où Dieu a créé Adam et Ève. Ils sont les descendants de Juda — un des fils de Jacob — et un petit-fils d’Abraham.

Le Sabbat a été fait au début

Dieu a créé Adam et Ève le sixième jour de la semaine. Il a terminé son travail en se « reposant » le septième jour. Nous lisons dans Genèse 2, 2-3 « Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant. » Le mot hébreu pour « se reposa » est « shabbat ». Cela signifie littéralement « de cesser, se reposer, observer le Sabbat » (Young’s Analytical Concordance to the Bible [Concordance analytique de la bible par Young]). Dieu se reposa, ou cessa, de son travail de création lors des six premiers jours, et il observa le Sabbat le septième jour. Dieu n’avait pas besoin de se reposer de son travail. Il n’était pas fatigué ou las. Dieu ne se lasse point (Ésaïe 40, 28). Mais il l’a fait pour nous — pour l’humanité — pour nous donner un exemple à suivre en observant le Sabbat. (De la même façon, le Christ allait plus tard permettre à Jean-Baptiste de le baptiser, même s’il n’avait pas besoin d’être baptisé, puisqu’il n’avait pas péché et n’avait rien de quoi se repentir. Il l’a fait pour nous — pour nous donner un exemple à suivre en étant baptisé — pour « que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste » Matthieu 3, 13-15). Donc, de la même manière, Dieu nous a montré comment observer le Sabbat comme il l’a fait — en nous reposant de notre travail quotidien — même s’il n’avait pas besoin de repos lui-même.

Nous lisons dans le verset 3 de la Genèse 2 que Dieu bénit le septième jour et le sanctifia. Maintenant, quand quelqu’un, ou quelque chose est « sanctifié », il [ou mieux : la personne ou l’objet], est mis à part « pour un but sacré ». Le Sabbat a été mis à part comme un temps sacré par Dieu à la création de l’homme, et Dieu a voulu que l’homme le garde sanctifié. Comment l’homme peut-il le garder sanctifié au moins qu’il apprend comment et quand le faire ?

Quand le Sabbat commence et se termine

Dieu a révélé dans sa parole exactement quand le Sabbat commence et quand il finit. Dieu considère que chaque jour, le jour du Sabbat compris, commence au coucher du soleil et dure jusqu’au coucher du soleil suivant. Aujourd’hui, nous dirions que le Sabbat du Septième Jour commence le vendredi soir, quand le soleil se couche, et dure jusqu’au samedi soir, au coucher du soleil.

Nous savons par le peuple juif quand observer le Sabbat. C’est aux Juifs que Dieu a délivré ses révélations ou ses « oracles », comme Paul explique clairement dans Romains 3, 1-2. Ces « oracles de Dieu » comprenaient les écritures de l’Ancien Testament, ainsi que la connaissance de la semaine et du Calendrier Sacré. Les Juifs ont conservés la connaissance concernant quel jour est le septième jour de la semaine. Sans une compréhension du moment où une semaine commence et se termine, nous n’aurions pas été en mesure de dire, à partir de la Bible seulement, quel jour est réellement le septième jour de la semaine. Aujourd’hui, les Juifs observent le Sabbat le samedi, à partir de vendredi soir, au coucher du soleil. Personne ne conteste aujourd’hui que le Sabbat, tel que préservé par les Juifs, est le septième ou le dernier jour de la semaine. Tout le monde comprend que le dimanche est le premier jour de la semaine — même s’il y a eu quelques tentatives en Europe de réellement changer le calendrier, afin de prétendre faussement que le dimanche, et non pas le samedi était le septième jour de la semaine.

La Bible révèle que les jours commencent et se terminent au coucher du soleil, dans la soirée. Notez Genèse 1, 5 : « Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. »

Beaucoup d’écritures associent le sens du mot « soir » avec « coucher du soleil ». Par exemple, une période d’une journée en ce qui concerne une loi temporaire rituelle est notée dans Lévitique 22, 6-7 : « Celui qui touchera ces choses sera impur jusqu’au soiraprès le coucher du soleil, il sera pur. » (Notez la même définition dans 2 Samuel 3, 35.) De plus, on nous dit dans Lévitique 23, 32 d’observer le Sabbat de Dieu « Dès le soir du neuvième jour du mois jusqu’au lendemain soir… »

Le Sabbat était en vigueur avant « l’Ancienne Alliance »

Certains diront que Dieu a introduit le Sabbat aux « Juifs » (croyant à tort que l’ancienne maison d’Israël était identique aux « Juifs ») au temps de l’Ancienne Alliance et, puisque l’Ancienne Alliance n’est plus valide, le jour du Sabbat ne l’est pas non plus. La Bible montre que ceci n’est pas un argument valable.

Tout d’abord, cet argument ne tient pas compte du fait qu’une alliance et une loi sont deux choses différentes, et que la suppression d’une alliance n’annule pas automatiquement la loi [ou les lois] sur laquelle l’alliance est fondée (pour une étude approfondie de cette question importante, veuillez nous écrire pour obtenir notre livret gratuit [disponible en anglais seulement] : « And Lawlessness Will Abound… » [Et l’iniquité se sera accrue..]).

Deuxièmement, l’ordonnance du Sabbat était en vigueur bien avant « l’Ancienne Alliance ». Nous avons déjà vu que Dieu a institué le Sabbat au moment où il a créé l’homme. Maintenant, remarquez ce qui est arrivé plus tard — plusieurs semaines avant que « l’Ancienne Alliance » au mont Sinaï ait été faite. Dieu avait fait sortir Israël de la captivité égyptienne, à travers le désert, et vers leur destination du mont Sion. Pendant leur voyage, ils se plaignaient de ne pas avoir quelque chose à manger. Même si cela n’était pas vrai — ils avaient beaucoup de bétail — Dieu a honoré leur demande, en disant à Moïse : « Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. » (Exode 16, 4)

De quelle loi Dieu était-il préoccupé ? Quelle était la loi que les gens devaient suivre ? Le verset 5 nous donne une partie de la réponse : « Le sixième jour, lorsqu’ils prépareront ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour. » Pourquoi devraient-ils cueillir deux fois plus le sixième jour ? Les versets 23 à 26 expliquent, « Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l’Éternel ; faites cuire ce que vous avez à faire cuire, faites bouillir ce que vous avez à faire bouillir, et mettez en réserve jusqu’au matin tout ce qui restera. Ils le laissèrent jusqu’au matin… Moïse dit : Mangez-le aujourd’hui, car c’est le jour du sabbat ; aujourd’hui vous n’en trouverez point dans la campagne. Pendant six jours vous en ramasserez ; mais le septième jour, qui est le sabbat, il n’y en aura point. »

Encore une fois, ces événements ont eu lieu avant que l’Ancienne Alliance ait été faite. Dieu a dû réintroduire aux gens la loi du Sabbat parce qu’ils avaient été en captivité en Égypte où ils n’avaient pas le droit d’observer le Sabbat et l’avaient finalement oublié. À ce moment, Dieu a donc choisi de leur montrer — par un miracle — que le « pain du ciel » supplémentaire ou « manne » qu’ils ont ramassée la veille en préparation pour le Sabbat, est resté frais le jour du Sabbat, tandis que les autres jours, il devenait infect lorsqu’il était gardé (Exode 16, 19-20 et 24). En dépit de cela, certains sortaient quand même le jour du Sabbat pour cueillir la manne. Notez la réponse de Dieu à cette conduite (versets 28-30) : « Jusques à quand refuserez-vous d’observer mes commandements et mes lois ? Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat ; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour [autrement dit, pour récolter de la manne]. Et le peuple se reposa [en hébreu, “shabbat”] le septième jour. » Ils ont dû apprendre, de Dieu, comment observer le Sabbat.

Il y a quelques principes que nous pouvons apprendre de ce récit. Nous apprenons que le commandement du Sabbat était une loi que Dieu exigeait qu’on observe. Il a été en vigueur depuis longtemps, en fait, depuis la création de l’homme. Il demandait les gens, « JUSQUES À QUAND refuserez-vous de l’observer ? » Nous apprenons aussi que le Sabbat est sacré pour Dieu. Dieu a sanctifié le septième jour quand il a créé l’homme. Il a été réservé pour un but sacré. Nous apprenons que Dieu a donné le jour du Sabbat à l’homme — le Sabbat est un don de Dieu. Jacques 1, 17 nous dit que Dieu nous donne rien que « toute grâce excellente et tout don parfait ». Enfin, nous apprenons que le peuple se reposait — « shabbat » — et observait le Sabbat le septième jour en ne sortant pas et en ne s’engageant pas dans le travail de récolte de pain.

Les dix commandements dans l’Exode 20

Quelques semaines plus tard, Dieu a tonné les dix commandements au peuple de la montagne sacrée. Il n’a pas, cependant, soudainement mis en vigueur les dix commandements à ce moment-là. Ils existaient déjà depuis la création de l’homme (pour une preuve détaillée, voir notre livret [disponible en anglais seulement] « And Lawlessness Will Abound… » [Et l’iniquité se sera accrue..]) Mais Dieu a jugé nécessaire de rappeler aux gens sa loi et les convaincre de la nécessité absolue de l’observer.

Remarquez la formulation du quatrième commandement dans Exode 20, 8-11 : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, votre Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »

Encore une fois, nous voyons que Dieu a créé le Sabbat quand il a créé l’homme. Il a béni le jour du Sabbat et l’a « sanctifié », autrement dit, il en a fait un jour « sacré ». Voilà pourquoi il dit à son peuple de se souvenir du jour du Sabbat pour le « garder » sacré. Nous constatons également que le Sabbat appartient à notre Dieu. Il est le sien, mais il nous l’a donné pour l’honorer ce jour-là. Une façon d’observer le jour du Sabbat est de cesser de travailler, tout comme Dieu a cessé son travail. Il attend que nous fassions de même.

Plus tard, dans l’Exode 23, 12, Dieu répète cette commande, mais il ajoute une autre pièce d’information importante. Il dit : « Pendant six jours tu feras ton ouvrage, et le septième jour, tu te reposeras [hébreu, “shabbat”], afin que ton bœuf et ton âne aient du repos, afin que le fils de ton esclave et l’étranger aient du relâche. »

Chacun de nous — que ce soit nous-mêmes ou que ce soit des employés ou des animaux sous notre contrôle — doit se reposer le jour du Sabbat, afin d’être rafraîchi. (Plus tard dans ce livret, nous allons discuter plus en détail le fait que le Sabbat ne doit pas être un fardeau pour nous, mais plutôt une joie.) Alors que les animaux doivent être rafraîchis physiquement, le peuple de Dieu doit être rafraîchi de manière spirituelle, ainsi que d’être physiquement rafraîchi en ne travaillant pas ce jour-là.

Un contrat de Sabbat à part

Il est vrai, bien sûr, que le quatrième commandement faisait partie de l’Ancienne Alliance. Mais, l’Ancienne Alliance n’a pas donné naissance aux Dix Commandements, car ils étaient en vigueur et actifs depuis la création de l’homme. C’est plutôt que l’Ancienne Alliance a été basée sur les dix commandements. Pour clarifier ce point, nous devons d’abord comprendre que l’alliance est tout simplement un contrat qui est basé sur la loi — elle ne crée pas la loi — et lorsque le contrat est annulé, la loi sur laquelle il est fondé n’est pas annulée avec lui.

En outre, on nous présente un contrat distinct dans Exode 31. L’objet de ce contrat est le Sabbat. Nous lisons dans Exode 31, 14-17 : « Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort ; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel… Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son œuvre et il s’est reposé [hébreu, “Shabbat”]. »

Nous pouvons retenir plusieurs principes importants de ce passage. Tout d’abord, on nous dit que tous ceux qui ne respectaient pas le Sabbat dans les temps anciens ont dû être mis à mort — physiquement. Aujourd’hui, la peine est la mort spirituelle — la mort éternelle — pour ceux qui savent qu’ils doivent observer le Sabbat, mais refusent de le faire, et délibérément et malicieusement refusent de se repentir d’une telle transgression. Deuxièmement, la loi du Sabbat ici est incorporée dans une entente ou convention distincte ou spéciale. Elle est désignée comme une alliance « perpétuelle » entre Dieu et le peuple d’Israël et tous leurs descendants. Donc, si vous êtes un descendant physique de la maison d’Israël, ce contrat est obligatoire pour vous. Mais cela vaut aussi pour nous tous qui sommes des israélites spirituels aujourd’hui (comparez Romains 2, 28-29), et en tant que tels, nous sommes obligés par ce contrat. Le contrat n’a jamais été abrogé ou annulé. Troisièmement, le Sabbat est sacré à Dieu, et il doit être sacré pour nous. Lorsque nous travaillons le jour du Sabbat, nous profanons, ou défilons, ce que Dieu a sanctifié, dans ce cas, le jour du Sabbat. Finalement, le Sabbat est considéré comme un « signe » entre Dieu et les enfants d’Israël [à la fois physiques et spirituels] pour toujours.

En effet, l’observance du Sabbat est un signe d’identification de plusieurs façons :
(1) Il nous identifie à Dieu. Dieu a fait le Sabbat pour nous, et quand nous l’observons, nous montrons à Dieu que nous voulons appartenir à lui. Dieu dit dans le verset 13 de l’Exode 31 que le Sabbat est un signe entre lui et nous, afin que nous sachions que c’est lui qui « nous sanctifie ». Dieu a sanctifié le Sabbat quand il a créé l’homme, et quand nous gardons son Sabbat sanctifié, Dieu est disposé à nous sanctifier ainsi.

(2) Il nous identifie aux autres comme appartenant à Dieu. Lorsque nous observons le Sabbat, il sera perceptible à ceux avec qui nous avons des relations étroites — notre famille et nos amis, voisins et collègues de travail. Notre manque de participation à des activités sportives, scolaires ou universitaires qui sont programmées le jour du Sabbat, ainsi que de ne pas aller au théâtre ou de travailler le jour du Sabbat, deviendra très évident, de sorte que ces gens vont réaliser notre engagement envers Dieu.

(3) Il identifie Dieu à nous. Lorsque nous observons le Sabbat, montrant par nos actions qu’il est sacré pour nous, alors « on connaîtra que je [Dieu] suis l’Éternel ». (verset 13)

Directives supplémentaires pour le Sabbat dans le livre de l’Exode

La Bible peut être considérée comme un grand casse-tête. Il contient des pièces du casse-tête dans différents endroits — un peu ici, un peu là (Ésaïe 28, 10). Nous devons rassembler tous les morceaux de la bonne manière afin d’obtenir une image précise et complète. En étudiant les Écritures parsemées à travers l’Ancien et le Nouveau Testament au sujet du Sabbat, nous constatons qu’ils se complètent mutuellement, apportant plus de clarté sur certains passages en nous donnant d’autres explications, des ajouts ou des clarifications.

Par exemple, nous lisons dans Exode 34, 21 : « Tu travailleras six jours, et tu te reposeras [hébreu, “shabbat”] le septième jour ; tu te reposeras [hébreu, “shabbat”], même au temps du labourage et de la moisson. » Ici, nous constatons que le commandement du Sabbat s’applique en effet au temps du labour et la récolte. La raison pour cela est que notre accent doit être sur Dieu le jour du Sabbat, plutôt que sur nos activités personnelles ou notre travail. On nous dit dans Exode 35, 2 : « On travaillera six jours ; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte ; c’est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort. »

Dieu nous dit que le Sabbat est sacré pour lui. Voilà la raison — et franchement, la seule raison — pour laquelle ce jour est saint pour nous. Seul Dieu peut créer quelque chose de sacré. Notre accent doit être sur Dieu ce jour-là. C’est un Sabbat de repos « POUR le Seigneur ». Travailler ce jour-là nous éloignerait du but sacré du Sabbat.

Le verset suivant, cependant, a créé un problème pour certains. Il dit : « Vous n’allumerez point de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du sabbat. » (Exode 35, 3) Rappelez-vous, le contexte du passage est de travailler ou de ne pas travailler le jour du Sabbat. Dieu nous ordonne ici de ne pas allumer un feu dans le but de travailler. Il ne parle pas allumer un feu pour nous réchauffer, ou pour cuisiner un repas, ou, comme certains l’interprètent aujourd’hui, pour allumer un interrupteur pour la lumière. Dans l’hébreu original, la pensée transmise est celle « d’allumer un feu dévorant ». Le contexte dans lequel cette commande a été donnée était l’œuvre de la construction du tabernacle (comparez Exode 35, 10-19).

Cette interprétation est confirmée lors de l’examen Exode 12, 16. Ici, nous lisons : « … On ne fera aucun travail ces jours-là ; vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne. » Bien que ce passage concerne un Jour Saint annuel, nous verrons plus loin dans ce livret que les Jours Saints annuels sont également appelés « Sabbats » dans l’Écriture. Ce que nous voyons ici est une définition biblique du travail qui peut être fait, et le travail qui ne doit pas être fait un jour de Sabbat. Nous pouvons faire ce que nous devons faire pour préparer un repas ; ce travail n’est pas considéré comme interdit. En même temps, il découle de l’Exode 16, 23 que la cuisson [cuire et bouillir] doit être effectuées le jour avant [vendredi]. En rassemblant le tout, nous trouvons, alors, que la cuisson élaborée doit être effectuée le vendredi, mais qu’il n’est pas interdit « d’allumer un feu » pour faire cuire ou réchauffer un repas le jour du Sabbat.

Directives sur le Sabbat dans le livre du Lévitique

Lorsque nous nous concentrons sur quelques passages pertinents dans le livre du Lévitique, nous constatons que Dieu répète le thème de la sainteté du Sabbat, tout en ajoutant de plus amples informations et des instructions importantes. Nous lisons dans Lévitique 19, 2-3 : « Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras : Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu. Chacun de vous respectera sa mère et son père, et observera mes sabbats. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »

Pourquoi la connexion entre la sainteté, l’observance du Sabbat, et le respect de nos parents ? Nous avons déjà vu que le Sabbat est saint à Dieu. Puisque nous devons devenir saints, nous devons garder le Sabbat saint, montrant ainsi à Dieu que nous respectons sa sainteté. Le mot « Sabbats » est utilisé ici au pluriel, montrant que Dieu parle des Sabbats hebdomadaires et les Sabbats annuels (on y reviendrait plus tard). En même temps, nous devons vénérer nos parents, qui nous enseignent la sainteté des Sabbats hebdomadaires et annuels. Le commandement du Sabbat peut sembler étrange aux jeunes. Du point de vue humain, d’observer le Sabbat plutôt que le vendredi, dimanche ou tout autre jour de la semaine, ou d’observer certains Jours Saints annuels n’a aucun sens. La seule raison pour laquelle nous devrons le faire, c’est parce que Dieu l’a décrété. Nous devons respecter nos parents, car ils nous enseignent la parole de Dieu, et accepter et apprendre d’eux, plutôt que de les mépriser, eux et leur « religion étrange ».

Une des écritures les plus célèbres dans l’Ancien Testament concernant les Sabbats hebdomadaires et annuels se trouve au chapitre 23 du livre du Lévitique. Notez les détails importants que Dieu nous donne, nous apprenant non seulement que nous devons observer le Sabbat, mais aussi comment nous devons le faire. Nous lisons dans Lévitique 23, 2-3 : « Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Éternel, dans toutes vos demeures. »

Dieu veut que nous nous assemblions lors de ses jours saints. La réunion du Sabbat est appelée une sainte convocation. Ceux qui sont en mesure d’assister aux services religieux doivent le faire. (Cela signifie qu’ils doivent quitter leur maison afin de se réunir pour les services de culte. L’interdiction dans l’Exode 16, 27-30, comme discuté précédemment, concerne seulement de quitter notre maison dans le but de travailler ou de poursuivre nos propres plaisirs ce jour-là.) Les membres qui sont dispersés devraient faire de leur mieux pour s’assembler avec les membres de l’église dans leur esprit — que ce soit en participant à des services en direct de l’église sur l’Internet, en écoutant des sermons enregistrés, ou en lisant la Bible ou la littérature de l’église. Dieu nous avertit de NE PAS abandonner « notre assemblée, comme c’est [devenu] la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » (Hébreux 10, 25)

Le Sabbat est un jour de FÊTE. Il est le jour de fête de DIEU. Plutôt que de faire notre travail habituel ce jour-là, nous devons réfléchir sur la solennité et la sainteté de la journée. Nous devons observer le Sabbat comme un moyen de glorifier Dieu en « festoyant » avec le peuple de Dieu au sujet de sa parole (comparez Matthieu 4, 4).

Directives sur le Sabbat dans le livre des Nombres

Moïse et les enfants d’Israël ont été présentés à une nouvelle situation lorsque l’un d’eux sortit le jour du Sabbat pour « ramasser du bois » dans le désert. Dieu ordonna à la congrégation de lapider l’homme (Nombres 15, 32-36). Pourquoi ? Cela semble certainement être une sanction sévère, mais il faut comprendre le contexte. Le ramassage de bois dans le désert était évidemment une tâche qui prenait beaucoup de temps et qui était très laborieuse. Il semble que cet homme a ramassé du bois dans le but « d’allumer un feu » le jour du Sabbat, afin qu’il puisse travailler. Il avait apparemment une attitude hostile et rebelle contre Dieu, parce que s’il avait profondément regretté ce qu’il avait fait et qu’il était repentant, alors Dieu, qui est miséricordieux et compatissant, n’aurait pas ordonné l’exécution de l’homme. Dieu a utilisé cette situation pour enseigner l’assemblée d’Israël qu’il ne permettrait pas que son Sabbat sacré soit souillé. L’exécution du contrevenant devait servir comme un avertissement et un exemple pour les autres.

Bien que la Bible dit très clairement « qu’aucun travail » ne doit être fait le jour du Sabbat, il nous dit aussi que certains types de « travail » sont autorisés. Nous avons vu que ce n’est pas mauvais d’allumer un feu le jour du Sabbat dans le but de nous réchauffer ou pour chauffer un repas. Le travail qui est permis le jour du Sabbat est mentionné dans Nombres 28. Dieu ordonne la congrégation de lui apporter ses offrandes « au temps fixé » (verset 2). Alors que deux agneaux devaient être offerts chaque jour (verset 3), Dieu exigeait le sacrifice de deux agneaux supplémentaires le jour du Sabbat (versets 9-10). Plus tard, Jésus Christ a commenté cette pratique enjointe dans Matthieu 12, 5, « Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? »

Cela signifie que, même s’ils travaillaient le jour du Sabbat, ils étaient irréprochables parce qu’ils apportaient des offrandes à Dieu, et en le faisant, ils se sont concentrés sur Dieu, non pas sur leurs propres plaisirs ou des poursuites égoïstes. Dans les yeux des détracteurs pharisiens, ils « profanaient » ou « violaient » le jour du Sabbat (le Christ a utilisé ces mots pour montrer l’état d’esprit des pharisiens), mais le Christ a dit qu’ils étaient « innocents » quand ils apportaient les sacrifices parce c’était une directive de Dieu.

Nombres 28, 25 explique plus concernant le genre de travail qui ne peut être fait pendant les Sabbats hebdomadaires et annuels. Cette Écriture se réfère spécifiquement au Sabbat annuel du Dernier Jour des Pains sans Levain, mais cela peut être appliqué pour tous les jours de Sabbats hebdomadaires et annuels. Dieu dit : « Le septième jour, vous aurez une sainte convocation [comme cela est également le cas pour le Sabbat hebdomadaire] : vous ne ferez aucune œuvre servile. » (Comparer également Nombres 28, 26 pour le Sabbat annuel de la Pentecôte ; Nombres 29, 1 pour le Sabbat annuel de la Fête des Trompettes ; Nombres 29, 12 pour le Sabbat annuel de la Première Journée de la Fête des Tabernacles, et Nombres 29, 35 pour le Sabbat annuel du Dernier Grand Jour, le huitième jour qui suit immédiatement la Fête des Tabernacles. Nous allons couvrir ces Jours Saints annuels en détail plus loin).

Nous voyons donc que le genre de travail interdit le jour du Sabbat est un « travail servile » [travail habituel]. Ce genre de travail éloigne notre attention de la sainteté de Dieu et de ses Sabbats. Un « travail servile », par définition biblique, ne comprend pas d’allumer un feu pour se réchauffer ou de faire cuire ou réchauffer un repas, et ne comprend pas la présentation de sacrifices par les prêtres. Plus tard dans ce livret, quand nous couvrirons les Écritures du Nouveau Testament au sujet du Sabbat, nous verrons comment cela s’applique à nous aujourd’hui.

Le quatrième commandement dans le Deutéronome

Un examen attentif de la formulation du quatrième commandement donné dans Deutéronome 5, 12-15, en comparaison avec le libellé dans Exode 20, 8-11, révèle plusieurs distinctions importantes. Dans le livre de l’Exode, Dieu souligne la sainteté du Sabbat en raison de son repos du travail le septième jour, tandis que dans le livre du Deutéronome il nous donne une raison supplémentaire pour laquelle nous devons garder le Sabbat saint. Dans Deutéronome il dit : « Observe le jour du repos, pour le sanctifier, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est POURQUOI l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos. »

Nous voyons donc une raison supplémentaire pour laquelle les israélites devaient garder le jour du Sabbat saint — parce que Dieu les avait libérés de l’esclavage. Il existe une corrélation spirituelle pour nous aujourd’hui. Nous étions tous, à un moment, des esclaves. Nous étions esclaves de Satan le diable, esclaves du monde autour de nous, et esclaves de nos propres désirs charnels et de la nature humaine (comparez Hébreux 2, 14-15 ; Galates 5, 1 ; Romains 8, 12-15 ; 2 Timothée 2, 24-26). La plupart des gens vivent toujours dans ce genre d’esclavage aujourd’hui. C’est seulement ceux que Dieu a appelés hors de ce monde — pour leur donner son Esprit Saint — qu’il a libéré de la captivité spirituelle. L’observance du Sabbat hebdomadaire leur rappelle constamment du fait que Dieu les a libérés afin de les amener dans sa propre famille. Quand nous gardons son Sabbat sacré, nous disons à Dieu par nos actions que nous apprécions notre liberté et que nous lui en remercions.

L’ancien Israël et Juda violaient le Sabbat

Après que Josué a conduit la nation d’Israël dans la terre promise, ils ont commencé, en temps voulu, de désobéir à Dieu et abandonner sa loi, y compris ses commandements concernant l’observance du Sabbat. Dieu a par la suite envoyé ses prophètes pour les avertir des conséquences désastreuses si elles ne se repentent de leurs péchés et reviennent aux directives de Dieu.

Les avertissements d’Ésaïe

Le célèbre prophète Ésaïe a donné à la maison de Juda un message encourageant, bien qu’embarrassant, à l’effet que même les païens devaient bientôt commencer à observer le Sabbat. Pourquoi alors, demande Ésaïe, la maison même de Juda refuse-t-elle de le faire ? Le message d’Ésaïe est aussi pertinent pour nous aujourd’hui qu’il l’était à l’époque de l’ancien Juda. Lisant d’Ésaïe 56, 1-7 : « Ainsi parle l’Éternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; Car mon salut ne tardera pas à venir, Et ma justice à se manifester. Heureux l’homme [pas seulement les Juifs anciens] qui fait cela, Et le fils de l’homme [pas seulement les Juifs de notre temps] qui y demeure ferme, Gardant le sabbat, pour ne point le profaner, Et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal ! Que l’étranger qui s’attache à l’Éternel ne dise pas : L’Éternel me séparera de son peuple ! Et que l’eunuque ne dise pas : Voici, je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l’Éternel : Aux eunuques qui garderont mes sabbats, Qui choisiront ce qui m’est agréable, Et qui persévéreront dans mon alliance, Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles ; Je leur donnerai un nom éternel, Qui ne périra pas. Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance, Je les amènerai sur ma montagne sainte, Et je les réjouirai dans ma maison de prière. »

Comment peut-on lire ces déclarations et rejeter la signification évidente que Dieu veut que tout le monde observe son Sabbat ? Dieu a fait le Sabbat pour l’homme, et il veut que l’humanité tout entière — non pas seulement les Juifs — garde son Sabbat sacré. Dieu dit que l’homme — la personne — qui observe son Sabbat est BÉNI. Il va éprouver de la joie et des bénédictions s’il le fait.

Ésaïe essayait d’encourager la maison de Juda de cesser de violer le Sabbat, en leur montrant qu’à la fin tout le monde va l’observer. Il a donné un autre avertissement prophétique dans Ésaïe 58, 13-14 : « Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, Pour ne pas faire ta volonté [en continuant vos affaires] en mon saint jour, Si tu fais du sabbat tes délices, Pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, Et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, Alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; Car la bouche de l’Éternel a parlé. »

Alors, nous voyons que nous nous plaisons à Dieu quand nous nous réjouissions de son Sabbat. Dieu nous instruit de ne pas faire les choses que nous faisons normalement au cours de la semaine afin de gagner notre vie. Cela comprend également nos propres intérêts agréables, loisirs, ou les affaires qui n’ont pas l’accent directement sur Dieu et son travail et sa création, comme toutes ces choses enlèvent le fait de se concentrer sur Dieu et sa sainteté pendant son Jour Saint. Ces avertissements d’Ésaïe font ressortir le fait que le Sabbat est saint à Dieu, qu’il devrait être saint à nous, et que nous devons mettre l’accent sur Dieu, sa parole et son travail pendant son jour.

Cependant, la maison de Juda ne voulait pas écouter, tout comme la maison d’Israël n’avait pas écouté. Ésaïe tente à nouveau dans Ésaïe 66, 23 : « A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l’Éternel. » Quel message puissant pour le futur qu’il transmet dans ces quelques mots, mais son public ne le comprend pas ! Il va se passer très bientôt, Dieu dit à travers son prophète Ésaïe, que tout le monde va garder le Sabbat. Il demande pourquoi ceux qui ont le privilège de connaître la sainteté de la journée ne l’observent pas. La même question est posée aujourd’hui. Quelle est votre réponse ?

Les avertissements de Jérémie

Le prophète Jérémie a également réprimandé l’ancienne maison de Juda parce qu’ils violaient le Sabbat. Notez comment il aborde cette question dans Jérémie 17, 21-27 : « Ainsi parle l’Éternel : Prenez garde à vos âmes ; Ne portez point de fardeau le jour du sabbat, Et n’en introduisez point par les portes de Jérusalem. Ne sortez de vos maisons aucun fardeau le jour du sabbat, Et ne faites aucun ouvrage ; Mais sanctifiez [gardez sacré] le jour du sabbat, Comme je l’ai ordonné à vos pères. Ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille ; Ils ont raidi leur cou, Pour ne point écouter et ne point recevoir instruction. Si vous m’écoutez, dit l’Éternel, Si vous n’introduisez point de fardeau Par les portes de cette ville le jour du sabbat, Si vous sanctifiez le jour du sabbat, Et ne faites aucun ouvrage ce jour-là, Alors entreront par les portes de cette ville Les rois et les princes assis sur le trône de David, Montés sur des chars et sur des chevaux, Eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem, Et cette ville sera habitée à toujours… Mais si vous n’écoutez pas quand je vous ordonne De sanctifier le jour du sabbat, De ne porter aucun fardeau, De ne point en introduire par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, Alors j’allumerai un feu aux portes de la ville, Et il dévorera les palais de Jérusalem et ne s’éteindra point. »

Considéré dans son contexte, Jérémie traite spécifiquement le transport de charges dans le but de les vendre. Les gens violaient le Sabbat en ce qu’ils ont continué à vendre leurs marchandises. Ceci sera discuté plus en détail plus tard dans ce livret lorsque nous regarderons des Écritures supplémentaires à cet égard.

Malheureusement, la maison de Juda n’a pas tenu compte de l’avertissement de Dieu. Ils ont continué à violer le jour du Sabbat, tout comme ils ont également continué à enfreindre les autres commandements de Dieu. Comme ils n’ont pas apprécié le don du Sabbat et les Jours Saints que Dieu leur avait donnés, Dieu leur a enlevé le don. Nous lisons dans Lamentations 2, 6 que Dieu « a détruit le lieu de son assemblée ; L’Éternel a fait oublier en Sion les fêtes et le sabbat ».

Cela peut être dit, dans une large mesure, à nous aujourd’hui. Comme nous le verrons, l’Église du Nouveau Testament a continué à observer le Sabbat et les Jours Saints pendant un certain temps, mais avec le temps, l’observance du Sabbat est devenue de plus en plus une chose du passé, ou tout simplement une observance juive. Aujourd’hui, seules quelques rares églises qui prétendent être chrétiennes observent le Sabbat. La plupart observent le dimanche, un jour que Dieu n’a JAMAIS sanctifié. Et même ces chrétiens qui observent le Sabbat et les Fêtes annuelles doivent être prudents afin qu’ils apprécient le cadeau que Dieu leur a donné. S’ils observent les Jours Saints hebdomadaires et annuels de Dieu seulement par simple routine — et non pas vraiment du fond du cœur — ou s’ils le font seulement parce qu’ils doivent le faire plutôt que de le vouloir vraiment, leur compréhension de la sainteté continue du Sabbat et les Jours Saints va progressivement se perdre et ils ne le réaliseront même pas.

Les avertissements d’Osée

Quand Jésus Christ reviendra sur cette terre, Il fera respecter l’observance des Sabbats hebdomadaires et annuels, comme nous allons bientôt voir. La Bible prédit, cependant, qu’avant son retour, la plupart, qui entendent l’Évangile prêché à eux, n’en tiendront pas compte. Même beaucoup de ceux qui sont dans l’Église de Dieu, qui — à un certain moment — ont cru en la sainteté de jours saints de Dieu, pourraient très bien le laisser filer. Malheureusement, l’histoire de l’Église de Dieu montre que cela est arrivé à un grand nombre de personnes.

Remarquez l’effrayant avertissement de Dieu aux nations modernes d’Israël et de Juda, ainsi que son Église aujourd’hui, dans Osée 2, 11 : « Je ferai cesser toute sa joie, ses fêtes, ses nouvelles lunes, ses sabbats et toutes ses solennités. » Et dans Osée 9, 5-6 : « Que ferez-vous aux jours solennels, Aux jours des fêtes de l’Éternel ? Car voici, ils partent à cause de la dévastation. » (Osée 9, 5-6)

En plus de contenir un avertissement pour l’Église de Dieu des derniers temps, ces passages montrent aussi une répétition de l’histoire des nations des maisons d’Israël et de Juda. Ce qui est arrivé à l’ancien Israël et Juda est également arrivé aux nations modernes de Juda (qu’on appelle aujourd’hui « Israël » par erreur) et Israël — les États-Unis d’Amérique, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et autres nations du Commonwealth. Tout comme c’est arrivé avant — la violation des commandements de Dieu — y compris ceux qui enjoignent le respect de son Sabbat et de ses Jours de Fête annuels — ont beaucoup à voir avec la catastrophe décrétée pour les maisons modernes d’Israël et de Juda. (Pour une discussion approfondie de ces moments effrayants, qui vont bientôt arriver sur nous, demandez notre livret gratuit, « La Grande Tribulation et le Jour du Seigneur. »)

Nous prions pour que vous ne soyez pas un de ceux qui sont abordés dans ces Écritures. Vous et moi pouvons obéir à Dieu maintenant en observant son Sabbat, ou nous en subirons les conséquences.

Le culte de Juda après leur retour de la captivité

Dieu a conduit les anciennes maisons d’Israël et de Juda en captivité parce qu’ils avaient systématiquement violé les lois de Dieu et ont refusé d’observer correctement les Sabbats hebdomadaires et annuels. La maison d’Israël ne revint jamais à la terre promise. Cependant, beaucoup de la maison de Juda l’a fait. Les livres d’Esdras et de Néhémie indiquent la façon dont les Juifs sont revenus de la captivité babylonienne à Jérusalem et les zones environnantes. Dans le neuvième chapitre du livre de Néhémie, nous lisons comment les Lévites confessaient leurs péchés et les péchés du peuple — des péchés qui ont conduit à leur captivité — et comment ils ont fait une alliance ou un contrat avec Dieu de ne plus jamais commettre ces péchés de nouveau. Dans Néhémie 9, 13-14 nous lisons : « Tu descendis sur la montagne de Sinaï, tu leur parlas du haut des cieux, et tu leur donnas des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents. Tu leur fis connaître ton saint sabbat, et tu leur prescrivis par Moïse, ton serviteur, des commandements, des préceptes et une loi. »

Cependant, les gens n’avaient pas écouté attentivement. « Ils ont refusé d’obéir », c’est écrit au verset 17. Passant au verset 26 : « Ils se soulevèrent et se révoltèrent contre toi. Ils jetèrent ta loi derrière leur dos, ils tuèrent tes prophètes. » Puis, au verset 34 : « Nos rois, nos chefs, nos sacrificateurs et nos pères n’ont point observé ta loi, et ils n’ont été attentifs ni à tes commandements ni aux avertissements. »

Nous apprenons ici que les Lévites et les gens voulaient apprendre de leurs erreurs. Ils étaient
maintenant prêts à respecter la loi. L’alliance ou contrat qu’ils ont fait avec Dieu comprenait la disposition suivante : « … de ne rien acheter, le jour du sabbat et les jours de fête [un Jour Saint annuel], des peuples du pays qui apporteraient à vendre, le jour du sabbat, des marchandises ou denrées quelconques » (Néhémie 10, 31).

La nature humaine étant ce qu’elle est, ils ont peut-être eu au début un désir d’observer les lois de Dieu, mais la volonté de donner suite manquait et les gens sont bientôt tombé dans les vieilles habitudes. Dans Néhémie 13, 15-22, ils nous disent comment le peuple juif a violé le Sabbat et comment ils ont laissé les commerçants et les étrangers entrer à Jérusalem le jour du Sabbat pour vendre leurs marchandises. Remarquez la condamnation sévère de telles pratiques par Néhémie : « A cette époque, je vis en Juda des hommes fouler au pressoir pendant le sabbat, rentrer des gerbes, charger sur des ânes même du vin, des raisins et des figues, et toutes sortes de choses, et les amener à Jérusalem le jour du sabbat ; et je leur donnai des avertissements le jour où ils vendaient leurs denrées. » [Remarque : Ils portaient des charges dans la ville pour les vendre. Le contexte ici est d’être engagé dans le commerce et la vente de marchandises.]

Poursuivant dans le verset 16 : « Il y avait aussi des Tyriens, établis à Jérusalem, qui apportaient du poisson et toutes sortes de marchandises, et qui les vendaient aux fils de Juda le jour du sabbat et dans Jérusalem. Je fis des réprimandes aux grands de Juda, et je leur dis : Que signifie cette mauvaise action que vous faites, en profanant le jour du sabbat ? N’est-ce pas ainsi qu’ont agi vos père, et n’est-ce pas à cause de cela que notre Dieu a fait venir tous ces malheurs sur nous et sur cette ville ? Et vous, vous attirez de nouveau sa colère contre Israël, en profanant le sabbat ! Puis j’ordonnai qu’on fermât les portes de Jérusalem avant le sabbat, dès qu’elles seraient dans l’ombre, et qu’on ne les ouvrît qu’après le sabbat. Et je plaçai quelques-uns de mes serviteurs aux portes, pour empêcher l’entrée des fardeaux le jour du sabbat. Alors les marchands et les vendeurs de toutes sortes de choses passèrent une ou deux fois la nuit hors de Jérusalem. Je les avertis, en leur disant : Pourquoi passez-vous la nuit devant la muraille ? Si vous le faites encore, je mettrai la main sur vous. Dès ce moment, ils ne vinrent plus pendant le sabbat. J’ordonnai aussi aux Lévites de se purifier et de venir garder les portes pour sanctifier le jour du sabbat. »

Ici, nous voyons une description d’une pratique très courante dans notre monde occidental d’aujourd’hui — un marché public mené le jour du Sabbat. Les gens amenaient des charges en ville pour les y vendre. Mais Dieu n’approuvait pas — et n’approuve toujours pas — de telles pratiques. Si nous voulons être le peuple de Dieu, nous ne devons pas participer à ces activités.

La mauvaise façon d’observer le Sabbat

Une partie du problème était que les gens « observaient » peut-être le Sabbat « pro forma » pendant un certain temps, mais ils ne le firent jamais du cœur. Si le Sabbat est observé seulement en ne travaillant pas, mais plutôt en attendant impatiemment jusqu’à ce que le soleil se couche pour que nous puissions poursuivre nos propres plaisirs et activités, alors nous avons manqué entièrement le but de l’observation du Sabbat. Il n’est pas vraiment dans notre cœur de garder le Sabbat saint comme Dieu l’a sanctifié. En plus, lorsque nous faisons des compromis dans un aspect de la loi de Dieu, nous ferons bientôt des compromis dans d’autres aspects aussi.

Remarquez comment le prophète Amos a décrit l’attitude des gens dans l’ancien Israël avant leur captivité : « La fin est venue pour mon peuple d’Israël ; Je ne lui pardonnerai plus… Écoutez ceci, vous qui dévorez l’indigent, Et qui ruinez les malheureux du pays ! Vous dites : Quand finira le sabbat, afin que nous ouvrions les greniers? Nous diminuerons l’épha, nous augmenterons le prix, Nous falsifierons les balances pour tromper ; Puis nous achèterons les misérables pour de l’argent, Et le pauvre pour une paire de souliers, Et nous vendrons la criblure du froment. » [Amos 8, 2 et 5-6]

Bien qu’ils aient peut-être cessé de travailler et de vendre des marchandises lors du Sabbat, leurs esprits n’étaient pas du tout dirigés vers la sainteté de la journée. Au contraire, ils étaient concentrés sur des activités matérielles. Cela a conduit à leur volonté de tricher et de frauder les autres, rendant les pauvres encore plus pauvres et les forçant à l’esclavage pour rembourser leurs dettes. Une transgression — une violation — de l’intention spirituelle du commandement du Sabbat conduisait à la violation suivante — la malhonnêteté et la conduite frauduleuse. Pas étonnant que Dieu fût très en colère avec son peuple.

La bonne façon d’observer le Sabbat

Notez, en revanche, le Psaume 92 — un psaume pour le Sabbat. Ce psaume se concentre sur Dieu. Il nous encourage à remercier Dieu pour ce qu’il fait dans nos vies et il nous incite à méditer sur les travaux de Dieu dans le passé, le présent et le futur. Il nous donne des idées sur la façon de passer notre temps le jour du Sabbat pour plaire à Dieu. Plutôt que de penser à ou parler de notre travail habituel, nous devrions nous concentrer sur Dieu et son travail, ainsi que prier à Dieu et lire ses paroles pour nous — la Bible.

Est-ce que le Sabbat est un fardeau ?

Puisque les Juifs étaient très conscients que leur violation du Sabbat dans le passé était une des raisons principales pour laquelle Dieu les a conduits vers la captivité babylonienne, et puisque les gens qui étaient retournés à Jérusalem tombaient à plusieurs reprises dans le piège de violer le Sabbat, les dirigeants juifs voulaient s’assurer que le Sabbat ne serait pas violé de nouveau. À l’époque de la première venue de Jésus Christ comme être humain, ils avaient adopté de nombreuses règles et règlements du Sabbat qui ne figuraient pas dans la Bible, mais qui étaient destinés à protéger le cœur et l’âme de la loi du Sabbat. Ils ont estimé que ces règles supplémentaires créées par l’homme constituaient une « clôture » pour protéger la substance du Sabbat. Ils raisonnaient que personne ne violerait le cœur et l’âme de la loi du Sabbat si elles étaient empêchées d’enfreindre certaines dispositions qu’« enfermaient » et ainsi « protégeaient » le quatrième commandement. Bien que les motifs auraient pu être louables, l’effet net était que le Sabbat n’était plus un jour de joie, mais plutôt un fardeau et un joug pesant.

Interventions humaines dans les « règles » du Sabbat

Du point de vue de Dieu, le Sabbat est un Jour de Fête, destiné à être un jour de joie et de bonheur, ainsi que pour un renouvellement physique et spirituel. Nous pouvons apprendre des erreurs des pharisiens et éviter de les répéter aujourd’hui. En ajoutant des restrictions conçues par les humains au commandement de Dieu pour le Sabbat, les pharisiens ont en fait violé la loi de Dieu (Matthieu 23, 4 ; Marc 7, 8-9 et 13). L’historien juif, Moïse Hodas, explique dans « Hellenistic Culture » (Culture hellénistique) à la page 82 : « Les rabbins étaient des hommes de foi, et leur but était le service de la religion, mais leur méthode pour maintenir la discipline était, comme pour Platon, de fournir une autorisation pour les plus petites actions chez les hommes. »

Les pharisiens ont totalement mal interprété l’interdiction de porter des fardeaux le jour du Sabbat. Ils ont décrété qu’une personne était coupable de violer le Sabbat, s’il portait une feuille de papier, ou tout aliment qui pèse autant qu’une figue séchée, ou s’il portait plus d’une gorgée de lait, ou assez d’huile pour oindre une petite partie du corps.

Si un incendie se déclarait dans la maison d’une personne le jour du Sabbat, elle pourrait apporter seulement la nourriture nécessaire pour être consommée le jour du Sabbat. Cela voulait dire que si le feu s’est déclaré au début du Sabbat — juste après le coucher du soleil — la personne pouvait prendre assez de nourriture pour trois repas ; mais si le feu s’est déclaré dans l’après-midi du Sabbat, il pouvait prendre seulement assez de nourriture pour un repas. Le reste ne pouvait pas être amené et devait être laissé derrière, pour brûler avec le bâtiment. En plus, seulement les vêtements nécessaires pouvaient être amenés d’une maison en feu le jour du Sabbat.

C’est fort probable que les pharisiens ont été inconsciemment influencés par leur ancien milieu babylonien quand ils ont conçu ces règles du Sabbat. Les Babyloniens avaient mis à part le septième jour de la semaine babylonien, appelé « Shabattum », comme « mauvais présages » ou « mauvais jours ». Par exemple, c’était interdit pendant ces jours-là de manger de la chair cuite sur des charbons. Il faut se demander si nous ne trouvons pas ici une raison pourquoi certains Juifs orthodoxes ont mal compris le passage décrit ci-dessus dans Exode 35, 3 concernant « allumer un feu », concluant de façon erronée que même d’activer un interrupteur de lumière était interdit. Les Babyloniens ont également interdit le changement de vêtements pendant ces jours, ainsi que d’appeler un médecin. Comme nous allons voir, le Christ a dû composer avec un concept pharisaïque similaire. Les pharisiens en son temps ont souligné qu’il ne devait pas guérir quelqu’un le jour du Sabbat — que les gens ne devaient pas demander d’être guéris pendant cette journée. Encore une fois, le parallèle avec la superstition babylonienne est évident.

Nous pourrions rire au sujet de ces restrictions aujourd’hui, mais ceci n’était pas matière à rire à l’époque du Christ. Il avait des affrontements avec les pharisiens à de nombreuses reprises quand il a refusé de se conformer à leurs règles du Sabbat faites par les hommes.

Nous devons faire attention aujourd’hui de ne pas créer pour nous-mêmes, et d’autres, des règles similaires sur la façon d’observer — ou ne pas observer — le Sabbat, lorsque ces règles ne se trouvent pas dans les Écritures.

Le Christ nous montre comment observer le Sabbat

Jésus Christ a rétabli le but original du quatrième commandement, en utilisant beaucoup de son temps pour nous montrer comment observer le Sabbat. Puisque les pharisiens, les sadducéens et les scribes avaient créé de nombreuses interdictions, le Christ a commencé à montrer aux gens tout ce qui pouvait être fait le jour du Sabbat. Il n’y avait aucun doute sur le fait que le Sabbat devait être observé, mais le Christ a dû montrer — par des paroles et des actes — comment l’observer. Il a également précisé l’intention spirituelle et le but de la loi du Sabbat, qui ne peut être établie en disant simplement : « À moins que la Bible nous dise que nous pouvons faire une certaine chose le jour du Sabbat, nous ne pouvons pas le faire. » Le Christ est plutôt venu pour « Publier une loi grande et magnifique » (Ésaïe 42, 21). Un ensemble strict de « faire et ne pas faire » n’exalte pas la loi, et il n’honore pas Dieu.

Les pharisiens étaient prompts à condamner le Christ et ses disciples parce qu’ils n’observaient pas le jour du Sabbat conformément à leurs propres idées et opinions pharisiennes. Le Christ a montré que leurs idées étaient fausses, et, en fait, aggravaient les choses en condamnant ceux qui observaient correctement le jour du Sabbat. Notons certaines situations individuelles où le Christ montre comment observer correctement la loi du Sabbat.

Arracher des épis le jour du Sabbat

Nous lisons dans Matthieu 12, 1-8 : « En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Les pharisiens, voyant cela, lui dirent : Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ? Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est [même] maître du sabbat. »

Cet épisode important nous enseigne beaucoup sur la bonne attitude au sujet de l’observation du Sabbat. Tout d’abord, le Christ souligne que ce ne sont pas les pharisiens — ou tout autre être humain d’ailleurs — qui peuvent nous dire comment observer le Sabbat concernant ce qui est permis et ce qui est interdit, mais seulement Dieu lui-même, par son Fils Jésus Christ. Il ne s’agit pas simplement de pointer à une déclaration particulière dans la Bible. On doit mettre l’accent sur le contexte et sur l’application spirituelle. Le Christ a réprimandé les pharisiens pour être impitoyable. Ils ne permettaient pas aux disciples d’arracher des épis le jour du Sabbat, même s’ils avaient faim. Le Christ compare cette situation avec David lorsque lui et ses hommes ont mangé du pain de proposition parce qu’ils avaient faim. La loi contre la consommation du pain de proposition n’a pas été donnée, cependant, pour une situation où quelqu’un avait faim et n’avait rien d’autre à manger. De même, comme nous l’avons déjà discuté, le commandement contre le travail ne s’appliquait pas aux prêtres qui apportaient des sacrifices à cette époque ni aux ministres de Dieu aujourd’hui se livrant à des fonctions ministérielles lors du Sabbat.

Le Christ  — Le Seigneur de l’Ancien Testament

Le Christ nous montre très clairement qu’il est le Seigneur du Sabbat (Matthieu 12, 8). Dieu le Père a tout créé, y compris le jour du Sabbat par Jésus Christ (Éphésiens 3, 9 ; Colossiens 1, 16 ; Jean 1, 1-3 ; 1 Corinthiens 8, 5-6 ; Hébreux 1, 1-2). Dieu le Père s’adresse à Jésus Christ de cette manière dans Hébreux 1, 8-12 : « Ton trône, ô Dieu est éternel… Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains… tu restes le même, Et tes années ne finiront point. » Ces passages des Hébreux sont des citations directes du Psaume 45, 6, et du Psaume 102, 25-27, s’adressant au « Seigneur ». Ces passages s’appliquent à Jésus Christ, montrant que c’était le Christ qui traitait avec les gens dans l’Ancien Testament comme le « Seigneur ».

Le Christ est aussi le « Seigneur du Sabbat » parce qu’il a créé le Sabbat et il l’a réservé comme un jour saint. En fait, en dépit des nombreuses idées fausses disant le contraire, c’était en fait Jésus Christ —  et non pas Dieu le Père — qui a traité directement avec l’humanité comme le Dieu de l’Ancien Testament, comme démontré dans de nombreuses Écritures. Nous lisons, par exemple, dans 1 Corinthiens 10, 4 que c’était le Christ qui accompagnait les Israélites quand ils ont quitté l’Égypte. Paul nous avertit de ne pas tenter le Christ de la même manière que l’ancien Israël l’a fait dans le désert (1 Corinthiens 10, 9). Il explique dans Hébreux 11, 26 que Moïse a estimé « l’opprobre de Christ » comme une richesse plus grande que les plaisirs passagers de l’Égypte. On nous dit dans 1 Pierre 1, 10-11 que l’Esprit de Christ était dans les prophètes d’autrefois.

Le Christ a dit que personne n’a jamais entendu la voix du Père ni vu la forme du Père (Jean 5, 37 ; comparez aussi Jean 1, 18 ; Jean 6, 46 et 1 Jean 4, 12). Cependant, nous savons que les gens ont vu la « forme glorifiée de l’Éternel » (Nombres 12, 8 ; Exode 33, 18-23 ; Exode 34, 5-8), et ils ont, bien sûr, entendu sa voix (Exode 19, 19-21 ; Exode 20, 1). Le « Seigneur » de l’Ancien Testament, qui traitait directement avec les gens, était alors celui qui allait devenir plus tard Jésus Christ.

Ne condamnez pas l’innocent

C’était Jésus Christ — le Seigneur du Sabbat — qui a créé le Sabbat, en suivant la directive et le commandement de Dieu le Père. C’est Dieu — le Père et le Fils — qui s’attend à ce que l’homme garde le Sabbat saint. Seul Dieu a le droit de nous dire comment garder le Sabbat saint. Dans Matthieu 12, 1-8, le Christ nous dit que la miséricorde permet à une personne qui a faim d’obtenir et manger de la nourriture le jour du Sabbat. Nous voyons ici une distinction très importante de l’époque où Dieu n’a pas fourni l’ancien Israël avec de la manne du ciel le jour du Sabbat. À l’époque du Christ, la nourriture était disponible. Les disciples pouvaient arracher des épis dans le champ. Selon la loi, les propriétaires n’avaient pas le droit de récolter tout le grain en entier, mais ils devaient en laisser une partie dans le champ, de sorte que ceux qui avaient faim pourraient le cueillir et le manger.

Bien que cela est vrai, il faut souligner que les disciples n’ont pas « récolté » le champ le jour du Sabbat. Ils ont juste cueilli quelques épis pour satisfaire leur faim. Nous devrions également prendre note de ce que l’Écriture ne traite pas ici. Notez qu’il n’est pas révélé si les disciples étaient en voyage ou s’ils étaient près de la maison. On ne nous dit pas pourquoi les disciples avaient faim pour commencer, et pourquoi ils n’avaient pas préparé de la nourriture pour le Sabbat la journée précédente. La raison pour laquelle on ne nous le dit pas est que cela n’est pas pertinent pour le point que le Christ fait ici. Le message sonne haut et clair : Ne condamnez pas les innocents pour la façon dont ils observent le Sabbat. Ils auront à rendre compte à leur propre Seigneur et Maître — Jésus Christ (Romains 14, 4, et 9-13). Au lieu de cela, NOUS devons montrer de la miséricorde et de la compassion. La miséricorde nous enseigne que c’est mauvais d’interdire à une personne affamée d’obtenir de la nourriture pour lui-même et de le manger le jour du Sabbat.

Cela ne veut pas dire, cependant, qu’un chrétien peut faire des achats lors du Sabbat, autre qu’en cas d’urgence réelle (comparez Néhémie 13, 15-22). Cet épisode ne devrait pas être utilisé comme une justification ou une excuse pour éviter de se préparer pour le Sabbat le jour précédent non plus.

Notez également que les disciples étaient dans la présence du Christ pendant qu’ils mangeaient. Ils étaient avec Dieu — dans la personne de Jésus Christ — et ils se concentraient sur Dieu. Ils n’ont pas violé le Sabbat en oubliant le caractère sacré de la journée quand ils arrachaient des grains pour les manger. Si les membres de l’Église de nos jours mangent de temps en temps dans un restaurant agréable et calme le jour du Sabbat ou un Jour Saint, après les services de l’Église, par exemple, en étant, en même temps en communion avec d’autres frères, parlant des choses qui concernent Dieu, alors nous ne devons pas les condamner pour cela. Par exemple, les membres de l’Église voyagent peut-être assez loin pour assister aux services de l’Église, et ont hâte de passer plus de temps avec leurs frères après les services. Si, d’autre part, votre conscience ne vous permet pas d’aller à un restaurant un jour de Sabbat ou un Jour Saint, alors vous ne devez pas le faire, car « Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. » (Romains 14, 23) Il serait souhaitable, cependant, d’examiner les Écritures pour voir si votre conscience est basée sur la Bible ou simplement sur les traditions de l’homme. Dieu n’accepte jamais notre conviction pour justifier la violation de sa loi, et les règlements de l’homme peuvent, comme nous l’avons vu, brouiller les commandements de Dieu dans l’esprit des hommes.

Guérir le jour du Sabbat

Après cet épisode, le Christ est à nouveau l’objet d’attaques par les pharisiens parce qu’il guérit un homme avec une main desséchée le jour du Sabbat. Il explique que son acte est légitime en leur donnant un exemple. « Il leur répondit : Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l’en retirer ? Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat. » (Matthieu 12, 11-12)

Selon les pharisiens, le Christ a péché. Il a « violé » le Sabbat, en fonction de leur opinion (comparez Jean 5, 18). Cependant, du point de vue de Dieu, il n’a pas violé le Sabbat. Christ n’a jamais péché — sinon vous et moi, nous n’aurions pas un Sauveur (Hébreux 4, 15). Les chefs religieux ont dit aux gens : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat.  » (comparez Luc 13, 14) Cependant, l’approche du Christ était tout à fait différente. Cet homme n’était pas aux prises d’une maladie mortelle nécessitant une attention immédiate. Pourtant, le Christ était prêt à le guérir le jour du Sabbat. Dans le récit parallèle, dans Marc 3, 4 il demande aux pharisiens : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? »

Le Christ a souligné la miséricorde. Si c’est miséricordieux de soulever un mouton d’une fosse le jour du Sabbat ou de nourrir et abreuver nos animaux le jour du Sabbat (comparez Luc 13, 15), alors il est beaucoup plus miséricordieux et approprié de guérir une personne malade le jour du Sabbat ! Il a « sauvé » une vie dans le sens où il a rendu la vie plus agréable pour cette personne. Plutôt que de se concentrer sur des règles strictes textuelles, le Christ nous a encouragés à regarder la signification spirituelle derrière les règles. Dieu désire de la miséricorde — non pas le sacrifice. Il n’était pas nécessaire que cet homme malade reste malade. Il a plu au Christ d’apporter de la joie à l’homme en le guérissant — en faisant quelque chose de bon pour lui. Christ fut attristé « par la dureté des cœurs » des pharisiens, qui étaient peu disposés à considérer qu’ils pourraient avoir tort avec leur approche rigide et légaliste.

Comme nous l’avons vu déjà, une raison pour laquelle nous observons le Sabbat, c’est pour nous rappeler que Dieu nous a libérés de la servitude ou l’esclavage de Satan, de ce monde, de nos propres désirs et de la nature humaine. Avec cette compréhension, nous pouvons donc voir pourquoi le Christ a guéri des gens — même le jour du Sabbat — qui avait été malade pendant une longue période en raison de ce que Satan leur infligeait. Nous devons réaliser que chaque maladie n’est pas strictement une conséquence « naturelle » d’hérédité ou de mauvaise conduite par la personne malade ou d’autres. Tout comme c’était vrai avant, c’est aussi vrai aujourd’hui que Satan et ses démons infligent parfois des personnes avec la maladie (voir 2 Corinthiens 12, 7). Le Christ a libéré ces personnes de cette forme très réelle d’esclavage, et il le fit — délibérément — le jour du Sabbat, ce qui dénote la libération de la captivité. (Luc 13, 16) Souvenez-vous, il l’a fait pour montrer de la miséricorde.

L’observance du Sabbat et la miséricorde

Lorsque nous sommes tentés de condamner les autres pour leur observance du Sabbat, car il ne correspond pas à nos idées et concepts quant à comment observer ou comment ne pas observer le Sabbat, souvenons-nous de faire preuve de miséricorde. Nous ne connaissons peut-être pas toutes les circonstances incitant la personne à faire ce qu’elle fait, et notre compréhension d’une observance pieuse du Sabbat peut également être erronée parfois. Nous avons tous besoin de grandir dans la connaissance de Jésus Christ au sujet de la façon de vivre en accord avec la loi de Dieu (2 Pierre 3, 18). La miséricorde triomphe du jugement (Jacques 2, 13). Dieu veut que nous montrions de la miséricorde envers nos semblables. Nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous n’aimons pas notre prochain, et nous ne pouvons pas aimer notre prochain si nous ne lui montrons pas de la miséricorde et lui accorde le bénéfice du doute. Nous sommes spécifiquement ordonnés à ne pas juger un frère (Jacques 4, 11-12).

S’assembler le jour du Sabbat 

Comme nous l’avons souligné, le Christ nous a enseigné par ses paroles et ses actes comment observer le Sabbat. Nous lisons qu’il allait à la synagogue pour enseigner le jour du Sabbat « selon sa coutume » (Luc 4, 16 ; Mark 1, 21). Il a compris — après tout, c’est lui qui a donné ce commandement à l’ancien Israël — que le Sabbat est une sainte « convocation », au cours de laquelle nous nous réunissons avec les autres. Aujourd’hui, nous devons nous assembler dans l’Église, si cela est possible pour nous, suivant ainsi la coutume de Jésus Christ.

Porter un lit le jour du Sabbat 

Dans Jean 5, nous trouvons un autre exemple remarquable de la façon dont certains des dirigeants juifs à l’époque avaient perverti et mal interprété le sens du commandement du Sabbat. Comme indiqué précédemment, ce fut probablement dû à la pensée et la superstition babylonienne qui avait été transmise. Nous lisons que, le jour du Sabbat, Jésus a guéri un homme d’une infirmité dont il était atteint depuis 38 ans. Cet homme était couché sur son lit quand le Christ l’a guéri, et c’est écrit : « Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. » (verset 8). On pourrait penser que les gens seraient extrêmement reconnaissants à Dieu parce que cet homme a été guéri. Loin de là ! Notez ce qu’ils ont dit à l’homme, « C’est le sabbat : il ne t’est pas permis d’emporter ton lit » (verset 10).

Ils ont vraiment mal appliqué la loi interdisant de porter un fardeau dans cette situation particulière, plutôt que de glorifier Dieu pour avoir fait un miracle puissant. Le Christ, cependant, avait montré de la miséricorde à cet homme. Son lit était apparemment tout ce que l’homme avait. En outre, la commande interdisant de porter des charges s’applique avant tout, comme nous l’avons vu, à la marchandise qui doit être vendue. Cela ne signifie pas, cependant, que nous devrions nous engager dans le travail de déplacer nos affaires d’une maison à une autre le jour du Sabbat, à l’exception, bien sûr, dans une véritable urgence.

Le Christ a dit aux gens que son père et lui « travaillaient » le jour du Sabbat (Jean 5, 17). Le Christ n’a pas fait son travail habituel en tant que charpentier, mais il a fait le travail de Dieu, c’est-à-dire, il a fait de bonnes choses le jour du Sabbat, y compris de guérir les gens.

L’observance du Sabbat dans l’Église du Nouveau Testament

Après la mort et la résurrection du Christ, ses disciples ont continué à observer le Sabbat. Ils ne croyaient pas, comme beaucoup le font à tort aujourd’hui, que la mort du Christ et sa résurrection a rendu l’observance du Sabbat obsolète. Paul a enseigné le jour du Sabbat dans les synagogues « selon sa coutume » (Actes 17, 2), suivant ainsi l’exemple de son Seigneur, et le nôtre, Jésus Christ, qui a fait la même chose « selon sa coutume » (comparez, encore une fois, Luc 4, 16. Voir, aussi, Actes 13, 14 et 42-44 ; Actes 18, 4).

Paul n’a pas observé le Sabbat seulement au moment où il était en compagnie de Juifs. Il a également observé le Sabbat quand il adorait avec les païens. Dans Actes 13, 42, nous lisons : « Lorsqu’ils sortirent, on [les païens] les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses. »

Oui, Paul observait le Sabbat — comme le Christ l’a fait aussi — et il a enseigné aux païens à faire de même. Il leur a donné un commandement spécifique d’observer le Sabbat — il les ordonna d’« imiter » comme il a « imité » le Christ (1 Corinthiens 11, 1).

Paul n’avait pas entendu — et il n’aurait pas suivi — l’argument que les chrétiens devaient observer le dimanche au lieu du Sabbat parce que « le Christ est ressuscité le dimanche ». La raison du refus de Paul d’accepter un enseignement si faux est double :

Premièrement, même si le Christ avait été ressuscité le dimanche, il n’y a aucune déclaration dans la Bible qui nous ordonne de garder ce jour saint.

En outre, le Christ n’a pas été ressuscité le dimanche, mais plutôt vers la fin de l’après-midi du Sabbat [samedi], juste avant le coucher du soleil. Bien que nous n’allons pas discuter cette question en détail ici, veuillez noter que le Christ a prophétisé qu’il serait dans la tombe trois jours et trois nuits. Il a dit que cela était le seul signe qu’il donnerait pour prouver qu’Il était le Messie (Matthieu 12, 38-40). S’il avait été crucifié le vendredi après-midi et ressuscité le dimanche matin, il n’aurait pas accompli ce signe. Il aurait passé moins de deux jours dans la tombe. Il a, cependant, accompli le signe. Il a été mis dans la tombe le mercredi après-midi (juste avant le Sabbat annuel ou « grand jour » ; à savoir, le Premier Jour des Pains sans Levain, qui est tombé cette année-là le jeudi ; [comparez Jean 19, 31]), et il a été ressuscité tard samedi après-midi. (Plus tard dans ce livret, nous allons vous expliquer plus en détail que la référence au « sabbat » dans Jean 19, 31 s’applique à un Jour Saint annuel, le Premier Jour des Pains sans Levain, et non pas au Sabbat hebdomadaire.)

Notez dans Jean 20, 1 que Jésus avait déjà ressuscité le dimanche — le premier jour de la semaine — lorsque c’était « encore sombre ». Il n’est pas ressuscité dimanche matin. Comme Matthieu 28, 1 nous dit, la résurrection a eu lieu « Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine. » Beaucoup de commentaires se rendent compte que l’expression, « à l’aube du premier jour », fait référence à la fin du Sabbat, non pas au dimanche matin. Ils soulignent que la phrase « vers l’aube » est également utilisée, en grec, dans Luc 23, 54 (traduit là avec « allait commencer » ; la signification littérale est « briller sur »). Il ne fait pas référence au lever du soleil, mais il se réfère au fait que les lumières étaient allumées pour la soirée, puisque le nouveau jour, commençant au coucher du soleil, s’approchait. Dans Luc 23, 54, cette phrase peut seulement se référer à la soirée de la journée, et non pas le lendemain matin. (Rappelez-vous que les jours commencent avec la soirée, selon le calendrier hébraïque.) En traduisant la phrase comme « vers l’aube », la Bible en anglais, Authorized Version, a contribué à la fausse idée que la résurrection du Christ a eu lieu le dimanche matin. Cependant, c’est arrivé « à la fin du sabbat » — lorsque le nouveau jour s’approchait au coucher du soleil. D’autre part, même la phrase, « vers l’aube » ne se réfère pas nécessairement à la matinée. Le dictionnaire Webster définit « l’aube » comme « début ou montée de n’importe quoi », ou « de commencer, ouvrir, se développer ». En d’autres termes, une nouvelle journée était « naissante » — débutant au coucher du soleil, et non pas dans la matinée.

La vérité que le Christ a été ressuscité le samedi, juste avant le coucher du soleil plutôt que le dimanche matin, avait été clairement comprise par l’Église primitive du Nouveau Testament. Dans ses « Sermons de Paques », Grégoire de Nysse [335-394 apr. J.-C.] exprime la compréhension de l’Église du Nouveau Testament, bien que lui-même aurait cru et enseigné d’autres concepts erronés. Il écrit : « Le seul témoignage au sujet du moment de la résurrection est produit par Matthieu 28, 1, “Tard le jour du sabbat”. Ce qui signifie… il était déjà tard dans la soirée (cette soirée étant le début de la nuit avant le premier jour de la semaine)… Le temps de la résurrection est samedi soir selon Matthieu 28, 1. »

D’autres Écritures du Nouveau Testament qui « prouve » présumément que les premiers disciples organisaient des services de culte religieux le dimanche sont également sans fondement. Quand c’est indiqué, par exemple, qu’ils « rompaient le pain » le premier jour de la semaine, cela signifie seulement qu’ils avaient un repas commun ensemble ce jour-là. La Bible montre constamment que les premiers disciples ont continué d’avoir des services de culte le jour du Sabbat.

Pour une discussion sur les faux arguments que le Sabbat est devenu obsolète lorsque l’Ancienne Alliance a été abolie, ou que Jésus Christ a apporté une « nouvelle loi » qui fait disparaître le quatrième commandement, veuillez lire notre livret gratuit [disponible en anglais seulement], « And Lawlessness Will Abound… » [Et l’iniquité sera accrue…] Ce livret explique aussi, beaucoup plus en détail que ce que nous allons entamer ici, que tous les dix commandements, y compris le commandement du Sabbat, sont encore le fondement constitutionnel pour chaque chrétien.

Le Christ avertit même la génération de ses disciples du temps de la fin des temps de prier pour que leur fuite des mauvaises choses à venir ne se produise pas le jour du Sabbat (Matthieu 24, 20). Il s’attend à ce que son Église observe toujours le Sabbat jusqu’au moment de son retour, et il souligne dans ce passage que de fuir lors d’une période de turbulences et d’oppression n’est sûrement pas la meilleure façon d’observer le Sabbat pacifiquement. Il serait presque impossible pendant un tel jour de se concentrer sur Dieu et sa sainteté dans ces circonstances. Bien sûr, le peuple de Dieu serait clairement autorisé à fuir le jour du Sabbat, car cela constituerait une exception « bœuf dans le puits ». (Luc 14, 5, « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat ? ») De fuir le jour du Sabbat ne serait pas, cependant, la façon la plus souhaitable d’observer le Sabbat.

Une preuve supplémentaire que le Sabbat doit être observé aujourd’hui

Il y a une déclaration très puissante dans le Nouveau Testament qui le rend abondamment claire que le peuple de Dieu doit encore observer le Sabbat aujourd’hui. Cette preuve se trouve dans Hébreux 4, où Paul explique qu’après que Dieu a renouvelé la surface de la Terre et créé l’homme, il se reposa de son travail le septième jour — le jour du Sabbat (verset 4). Ce repos hebdomadaire représentait également le repos millénaire pour toute l’humanité sous le gouvernement à venir bientôt de Jésus Christ à son retour sur cette terre (versets 6-8 et 10). Notre observance hebdomadaire du Sabbat aujourd’hui est un rappel que nul d’entre nous n’est encore entré dans notre repos final. Voilà pourquoi Paul dit au verset 9 : « Il reste donc un repos pour le peuple de Dieu. »

Dans ce verset, Paul utilise une expression hébraïque différente pour le mot « repos » que ce qu’il fait ailleurs. Normalement, il utilise le mot « katapausis » (dans Hébreux 3, 11 et 18 ; Hébreux 4, 1, 3, 5, 10 et 11). Au verset 9 du chapitre 4, cependant, il utilise le mot « sabbatismos ». Cela signifie littéralement « repos du Sabbat » (Source: Young’s Analytical Concordance to the Bible [La concordance analytique à la Bible de Young]) et transmet le sens de « l’observance du Sabbat ». La Bible New International Version (Version internationale nouvelle) dit : « Il reste donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu. » Peut-être que l’interprêtation la plus claire est dans la traduction de la Bible Lamsa, qui nous dit : « Il est donc le devoir du peuple de Dieu d’observer le sabbat. » Si nous prétendons être le peuple de Dieu, il est alors notre devoir d’observer le Sabbat. Quand nous faisons cela, nous regardons en arrière à l’époque où Dieu créa l’homme, et nous attendons avec impatience le moment où l’homme va enfin atteindre son potentiel ultime. Loin d’être obsolètes, observer le Sabbat, comme Dieu l’a sanctifié, est très pertinent pour la vie de chaque chrétien aujourd’hui.

Il vient un temps — très bientôt maintenant — quand nous allons tous être testés sur la question de l’observance du Sabbat. Immédiatement avant le retour du Christ, la proverbiale « marque de la bête » dont parle le livre de l’Apocalypse sera imposée à ce monde. Vous devez savoir ce qu’est cette « marque » de la bête, et comment elle se rapporte à l’observance du Sabbat. Dieu dit que si vous acceptez la marque de la bête, Dieu vous punira sévèrement. Si, d’autre part, vous refusez la marque de la bête, vous pouvez très bien être torturé par les hommes, au moins d’avoir la protection de Dieu. Pour plus d’informations, veuillez écrire pour obtenir le livret « Europe in Prophecy : The Unfolding of End-Time Events » (Europe dans la prophétie : Le déroulement des événements du dernier temps [bientôt disponible en français]). Ce livret gratuit vous donne également la preuve historique de la façon dont le culte du dimanche a remplacé l’observance du Sabbat du septième jour, y compris de nombreuses citations par des prêtres catholiques et pasteurs protestants, qui admettent que la Bible ne sanctionne pas un tel changement.

Récapitulatif

L’enseignement biblique concernant le Sabbat est cohérent du début à la fin. Dieu a fait le jour du Sabbat, au début, pour l’homme, et l’homme doit se souvenir du jour du Sabbat pour le sanctifier, parce que Dieu l’a sanctifié. Le peuple de Dieu, en particulier, a le devoir d’observer le Sabbat. Le Sabbat n’a pas été aboli. Chaque fois que le peuple de Dieu — et d’autres qui devraient savoir mieux — refuse d’observer le Sabbat, ils peuvent s’attendre à une punition de Dieu pour leur désobéissance. En observant le Sabbat, nous sommes identifiés à Dieu comme ses serviteurs et comme ceux qui cherchent vraiment à lui plaire. De même, d’autres noteront que nous observons littéralement le Sabbat de la manière que la parole de Dieu le révèle. Bientôt, dans un avenir très proche, le monde entier est destiné à observer le Sabbat tel que Dieu le commande. Ceci sera accompli lorsque Jésus Christ établit le règne du royaume de Dieu sur la Terre.

Nous observons le Sabbat du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi en assistant à des services de l’Église (si possible) et en évitant le travail séculaire, ou le travail habituel, qui comprennent la présence à l’école, au collège ou à une université. Nous consacrons, à la place, le temps sacré de Dieu à l’adoration, à l’étude spirituelle, à la prière, à la communion avec les membres de l’Église, et au repos physique.

Quand nous observons le Sabbat, nous nous souvenons du Dieu éternel, le créateur de tout ce qu’il y a — qui a fait le jour du Sabbat pour l’homme. Nous nous souvenons que Dieu nous a libérés de la douleur et de la souffrance et de l’esclavage et de la servitude du péché, tout comme il a libéré l’ancien Israël de l’Égypte. Nous attendons avec impatience le repos du Sabbat ultime, tel qu’illustré par le millénaire — qui sera bientôt mis en place sur cette terre —, lorsque les activités et les influences de Satan ont cessé et toute l’humanité se reposera finalement de leurs travaux non rentables et commence à vivre à la manière de Dieu.

Le Sabbat est un don parfait de Dieu, plein de signification et instruction pour vivre selon la voie de Dieu. Soyons reconnaissants pour cela, et ne le traitons pas à la légère.

2e partie : La sainteté des jours de Fête annuels de Dieu

En plus du Sabbat hebdomadaire, Dieu a décrété sept Jours Saints annuels pour son peuple élu. Au-delà d’être observé par les anciennes maisons d’Israël et de Juda, ils doivent également être observés par l’Église de Dieu aujourd’hui. Une fois bien compris, ces Jours Saints expliquent en détail le plan de Dieu pour toute l’humanité. Avant d’entrer dans une discussion sur la nécessité d’observer les Sabbats annuels, nous proposons une brève vue d’ensemble de tous les sept Festivals annuels et ce qu’ils signifient pour nous aujourd’hui.

Une vue d’ensemble des jours Saints annuels de Dieu

Comme nous allons voir clairement dans ce livret, connaître et observer le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels de Dieu est une bénédiction extraordinaire. Ces journées spéciales symbolisent l’ensemble du plan de Dieu pour toute l’humanité. Ils nous donnent de l’espoir pour l’avenir et nous font comprendre pourquoi ce monde est sans cesse dans la tourmente, avec des problèmes qui augmentent constamment et des solutions hors de portée.

Dieu a décrété à l’origine que des anges devaient vivre sur cette planète, qui avait été créée dans un état de beauté. Lorsque Lucifer (le « porteur de lumière ») et ses anges se sont rebellés contre Dieu,  devenant ainsi Satan (« l’ennemi ») et ses démons, cette terre est devenue néant et vide, et le gouvernement d’amour, de coopération, de justice, de paix et d’équité de Dieu était retiré de cette terre. Satan, le « prince » de ce monde de noirceur (comparez Jean 14, 30) et le « dieu de ce siècle » (comparez 2 Corinthiens 4, 4), l’avait remplacé par son gouvernement de colère, de concurrence, de haine, de préjugés, d’injustice et de guerre. Dieu a par la suite renouvelé la face de cette terre dans les six jours et a créé Adam et Ève pour remplacer Satan et sa domination, et pour rétablir le gouvernement de Dieu sur cette terre.

Le Sabbat hebdomadaire

Quand Dieu a renouvelé la terre, il a réservé le Sabbat hebdomadaire (comme cela a été discuté dans la première partie de ce livret), pour être gardé sanctifié par l’homme (Genèse 2, 2-3 ; Exode 20, 8-11). Le Sabbat a été créé pour rappeler à l’homme que DIEU est le créateur de toute chose. Il a également été créé pour fournir un moment spécial pour le développement d’une relation personnelle entre Dieu et l’homme, ainsi rappelant constamment l’homme à être soumis à Dieu et à résister à Satan. Adam et Ève, cependant, ont cédé à l’influence trompeuse de Satan en mangeant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ainsi, l’humanité a perdu cette relation intime avec Dieu. Maintenant, étant coupée de Dieu, l’humanité a également perdu la possibilité — à ce moment-là — de restaurer le gouvernement de Dieu sur cette terre.

Dieu, cependant, avait déjà élaboré un plan pour ultimement remplacer Satan et restaurer le bonheur et la paix sur cette planète. Bien que ce plan engloberait quelque 7000 ans pour être développé, le Sabbat hebdomadaire pointerait sans cesse vers l’avenir de l’homme de bonheur universel (comparer Hébreux 4, 1-10).

Mais, le Sabbat hebdomadaire est seulement le début du plan de Dieu pour l’humanité. Il est suivi de sept Fêtes annuelles ou Jours Saints, qui sont répertoriés dans de nombreux endroits de la Bible, y compris le chapitre 23 du livre du Lévitique.

La Pâque

La liste commence par la Pâque. Bien que la Pâque n’est pas un Jour Saint en soi, c’est d’une importance vitale que le peuple de Dieu y participe une fois par an. En temps voulu, Jésus Christ, la « Parole » ou « Logos » dans Jean 1, 1 — est devenu un être humain de chair et de sang dans le but de mourir pour les péchés de l’homme, payant ainsi la peine de mort pour le péché (Romains 6, 23), et en rétablissant une relation unique entre Dieu et ceux qui seraient appelés par Dieu à la repentance (Jean 6, 44), qui acceptent le sacrifice du Christ et qui suivent son mode de vie. Comme un symbole extérieur de l’acceptation du sacrifice du Christ, les disciples du Christ observent la mort et le sacrifice du Christ comme un mémorial une fois par an, lors de la cérémonie le soir de la Pâque (Luc 22, 14-20 ; 1 Corinthiens 11, 23-26).

Les sept Jours de Pain sans Levain

Même une fois que ses anciens péchés sont pardonnés, il [le chrétien] doit s’efforcer à vivre dans l’obéissance à Dieu. Par conséquent, immédiatement après la Pâque, les Jours des Pains sans Levain doivent être observés pendant sept jours. Le premier et le dernier jour de cette période de sept jours sont mis de côté par Dieu comme Jours Saints annuels. Dans le cadre de cette célébration, aucune nourriture au levain n’est mangée tout au long de ces sept jours, car le levain est utilisé dans la Bible comme un symbole de péché et de fausses doctrines (Matthieu 16, 6 et 12). Ces jours nous rappellent notre engagement à vivre une vie honnête et sans péché (comparer Actes 20, 6 ; 1 Corinthiens 5, 7-8).

La Pentecôte

Nous savons, cependant, qu’il est impossible pour l’homme de vivre dans l’obéissance à Dieu et sa vérité sans que l’Esprit de Dieu habite en nous. Dieu a décrété qu’une fois que l’homme se repent et reçoit le pardon de ses anciens péchés, et après qu’il a montré sa volonté de rester obéissant à la Parole de Dieu, il recevrait un consolateur pour lui permettre de rester obéissants — ce consolateur étant la puissance de l’Esprit de Dieu. Dieu a fondé l’Église du Nouveau Testament lors de la Journée Sainte annuelle de la Pentecôte en versant son Esprit Saint sur ceux qu’il avait appelés individuellement. Il a également évoqué sa LOI sainte — les Dix Commandements — à l’ancienne nation d’Israël le jour de la Pentecôte.

L’homme va, avec le don de l’Esprit Saint, devenir de plus en plus apte à garder la loi de Dieu. Lorsque, dans ce processus de devenir de plus en plus parfait, l’homme enfreint la loi — après avoir reçu l’Esprit Saint — il peut de nouveau obtenir le pardon, S’il se repent de, et confesse son péché, 1 Jean 1, 7-9. Il peut ainsi continuer — avec l’aide de l’Esprit Saint — vaincre le péché dans sa vie. L’observation de la Fête de la Pentecôte est un rappel du don précieux de Dieu de son Esprit Saint qu’il a accordé à son Église. Ceci est le même Esprit Saint qu’il donne aux individus appelés par Dieu après la repentance de leurs péchés, l’acceptation du sacrifice du Christ, et le baptême comme un signe extérieur de leur repentance et leur foi (Actes 2, 1-4 ; Actes 20, 16 ; 1 Corinthiens 16, 8).

La Fête des Trompettes

Cependant, seulement très peu de gens sont élus à ce moment pour recevoir le don de l’Esprit Saint de Dieu et pour se préparer pour le moment où Dieu va remplacer Satan et restaurer son gouvernement sur toute la terre. Ces quelques-uns de choisis sont appelés « prémices » (Jacques 1, 18 ; Apocalypse 14, 4). Ils sont enseignés et formés par Dieu afin qu’ils puissent plus tard enseigner à l’humanité de rejeter le règne de Satan et se soumettre à l’autorité de Dieu. Ce temps de rééducation massif commencera lorsque Jésus Christ reviendra — en grande puissance et grande gloire — comme le ROI des rois et le SEIGNEUR des seigneurs. Il revient pour rétablir TOUTES CHOSES sur cette terre. Dieu veut que nous observions la Journée Sainte annuelle de la Fête des Trompettes comme un rappel de l’événement futur monumental du retour du Christ. Ceux qui sont en Christ et toujours vivants quand il reviendra seront changés à l’immortalité, et ceux qui sont morts en Christ, seront ressuscités d’entre les morts à la vie éternelle (1 Corinthiens 15, 49-54 ; 1 Thessaloniciens 4, 16-17 ; Jean 3, 3-8).

Le Jour des Expiations

Afin d’apporter la paix et le bonheur parfait sur cette terre, Satan — qui est devenu l’ennemi juré de Dieu et de l’homme — doit être retiré de son pouvoir sur cette terre (comparez : Apocalypse 2, 13). C’est seulement là que l’homme peut vraiment devenir « un » avec Dieu. Dieu a créé le Jour Saint annuel des Expiations pour présager l’événement de la suppression de Satan dans un avenir proche (Actes 27, 9 ; comparez aussi, Romains 16, 20).

Les sept Jours de Fête des Tabernacles

Après l’élimination de Satan, le Christ et ses saints vont commencer la tâche impressionnante de restaurer toutes choses. Ceux qui se qualifient régneront avec le Christ sur cette terre pendant 1000 ans [le « millénaire »] (Apocalypse 20, 4), régissant ceux qui ont survécu le temps incroyable de souffrance juste avant le retour du Christ, ainsi que ceux qui seront nés pendant le millénaire. Sous la direction du Christ, et avec lui, nous allons rétablir ce qui avait été enlevé par la rébellion de Satan et ce que Adam et Ève ont échoué à restaurer. Nous célébrons ce moment unique et sans précédent dans toute l’histoire de l’humanité chaque année pendant sept jours lorsque nous observons la Fête des Tabernacles (voir Jean 7, 2-14 ; Daniel 7, 27). Le premier jour de ce Festival de sept jours doit être observé comme un Jour Saint annuel.

Le Dernier Grand Jour

Le plan de Dieu, comme représenté lors de son Sabbat hebdomadaire et ses Jours Saints annuels, ne sera toujours pas achevé à la fin du millénaire. Un événement extraordinaire va encore se produire. Cela implique les masses de gens qui sont morts sans jamais avoir été appelés par Dieu (Jean 6, 44) ou sans être au courant de Jésus Christ, sans lequel nul ne peut être sauvé (Actes 4, 12). Dieu a établi que tous ces gens seront ressuscités à la vie physique après le millénaire et auront alors la possibilité d’accepter le Christ et de vivre une vie pieuse. C’est la même occasion qui est donnée à ceux qui sont appelés par Dieu aujourd’hui, une occasion qui sera également donnée à l’humanité pendant le millénaire. Pratiquement personne en dehors de l’Église de Dieu ne comprend cet aspect essentiel du plan de Dieu pour l’humanité, mais Dieu l’a révélé à son peuple. Dieu est juste dans son rapport avec l’homme, et il a dû rendre possible que TOUT LE MONDE ait une chance égale de répondre à — d’accepter ou rejeter — l’appel de Dieu.

La dernière Journée Sainte annuelle, le Dernier Grand Jour, qui suit immédiatement la Fête des Tabernacles, symbolise une période de — fort probablement — 100 ans (Ésaïe 65, 20), appelée le « Jugement du Grand Trône Blanc » (Apocalypse 20, 11-12). C’est la période durant laquelle toutes les personnes qui n’avaient jamais été appelées avant seront ressuscitées à la vie physique, et auront leur première véritable occasion d’accepter ou de rejeter l’appel de Dieu (Jean 7, 37).

Ceux qui sont devenus membres immortels dans la famille même de Dieu, gouverneront avec Dieu et le Christ pour l’éternité sur toutes choses (Apocalypse 22, 5). Ce sera le ROYAUME DE DIEU régnant sur la création, avec le plan de Dieu pour l’humanité ayant été achevé.

Sans le Sabbat hebdomadaire et les Festivals annuels de Dieu, y compris ses sept Jours Saints annuels — le Premier et Dernier Jour des Pains sans Levain, la Pentecôte, les Trompettes, les Expiations, le Premier Jour des Tabernacles, le Dernier Grand Jour — nous ne pourrions jamais comprendre le grand plan de Dieu pour l’humanité. Sans obéir à Dieu en observant ces jours fidèlement — dans leur intégralité — nous finirions par perdre cette formidable connaissance de ce qu’ils représentent. Quel grand privilège de comprendre ce que la plupart des gens ne peuvent pas comprendre ! Quel inestimable don d’être en mesure d’observer les Sabbats hebdomadaires et annuels de Dieu en esprit et en vérité, réalisant le potentiel humain génial et incroyable qu’ils dépeignent ! Quelle tragédie cela serait de rejeter cette précieuse connaissance, ou, une fois comprise, de la perdre à nouveau — de simplement la laisser partir à la dérive. Ceci est la seule connaissance qui peut vraiment nous donner de l’espoir, du confort, et de la force dans les moments d’épreuves et de découragement.

Mais… est-ce que les Jours Saints annuels doivent toujours être observés aujourd’hui ?

La majorité de ceux qui s’appellent chrétiens d’aujourd’hui affirme qu’il n’est pas nécessaire d’observer l’un des Dix Commandements — l’observance du Sabbat hebdomadaire. Nous avons discuté et prouvé à partir de la Bible l’erreur de cette position.

Dans le même temps, la majorité — même certains qui observent le Sabbat hebdomadaire — affirme que les Sabbats annuels de Dieu ne sont plus obligatoires pour les chrétiens. Ce concept est tout aussi faux, comme on le verra dans cette partie du livret.

Beaucoup de gens acceptent l’argument erroné que les Jours Saints annuels de Dieu ne sont plus contraignants pour nous, car ils auraient vu le jour avec ce qu’on appelle l’Ancienne Alliance, et quand l’Ancienne Alliance a été abolie, les Jours Saints aussi. (Nous avons déjà abordé ce faux concept en discutant de la tenue du Sabbat hebdomadaire. Encore une fois, nous encourageons nos lecteurs à étudier notre livret gratuit [disponible en anglais seulement] : « And Lawlessness Will Abound… » [Et l’iniquité sera accrue…], qui traite de l’ensemble du concept des Alliances Anciennes et Nouvelles en détail.) En outre, certains diront que les Jours Saints n’étaient pas obligatoires avant les événements au mont Sinaï, une déclaration qui également n’est pas vraie.

Jours Saints annuels en vigueur avant l’Ancienne Alliance

Remarquez, par exemple, quand exactement la Pâque et les Jours des Pains sans Levainy compris les deux premiers Jours Saints annuels de Dieu — ont été officiellement institués. Nous lisons dans Exode 12, 6 et 11 que la Pâque (bien qu’il n’est pas un Jour Saint en soi, c’est une assemblée ordonnée — l’un des Festivals annuels de Dieu — à être célébré chaque année) est devenue une loi contraignant en Égypte, avant qu’Israël fût sorti de l’esclavage. Il a été associé à la consommation de l’agneau pascal, qui est spécifiquement appelé la « Pâque de l’Éternel ». Il fait référence également au destructeur passant par-dessus les maisons des Israélites qui avaient mis le sang des agneaux sur leurs maisons (v. 13, 23 et 27). En outre, Dieu a institué la Fête des Pains sans Levain, et avec elle les deux premiers Jours Saints annuels, en Égypte, en même temps, bien avant qu’Israël eût atteint le mont Sinaï. Exode 12, 15-16 et Exode 13, 6 nous informent que les Israélites devaient manger du pain sans levain pendant les sept jours du Festival, et qu’il y avait de saintes convocations le premier jour et le dernier jour de la Fête des Pains sans Levain, car ces deux jours étaient des Jours Saints annuels.

Exode 13, 7-10 nous donne des instructions supplémentaires relatives à la Fête des Pains sans Levain : « On mangera des pains sans levain pendant les sept jours ; on ne verra point chez toi de pain levé, et l’on ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays. Tu diras alors à ton fils : C’est en mémoire de ce que l’Éternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d’Égypte. Ce sera pour toi comme un SIGNE sur ta main et comme un SOUVENIR entre tes yeux, afin que la loi de l’Éternel soit dans ta bouche ; car c’est par sa main puissante que l’Éternel t’a fait sortir d’Égypte. Tu observeras cette ordonnance au temps fixé d’année en année. »

La Fête des Pains sans Levain a été désignée comme un SIGNE, pour qu’on se souvienne de la loi de Dieu — la loi d’observer les Fêtes de Dieu et de garder ses Jours Saints annuels sacrés. Rappelez-vous que le Sabbat hebdomadaire est aussi un SIGNE (Exode 31, 16-17). Ceux qui prétendent que nous devons observer le Sabbat hebdomadaire, mais nous ne devons pas observer les Jours Saints annuels, doivent expliquer pourquoi ils font une telle distinction, compte tenu du fait que LES DEUX sont des signes entre Dieu et son peuple, les mettant de côté pour son but sacré. Comme nous l’avons vu dans notre étude du Sabbat hebdomadaire, Dieu nous a tous sortis de l’esclavage — l’esclavage de Satan, le monde autour de nous, et notre propre nature charnelle. Une raison pour laquelle nous observons les Jours Saints annuels de Dieu — dans ce cas les Jours des Pains sans Levain — c’est pour montrer notre appréciation pour le fait que nous avons été LIBÉRÉS de notre captivité « égyptienne » spirituelle.

Est-ce que les Jours Saints annuels de Dieu font partie du système sacrificiel ?

Certains prétendent que nous n’avons plus besoin d’observer les Jours Saints annuels de Dieu parce qu’ils faisaient soi-disant partie du système sacrificiel, et lorsque ce système a été aboli, les Jours Saints ont été supprimés aussi. Notez l’erreur de cet argument en lisant Jérémie 7, 22-23 : « Car je n’ai point parlé avec vos pères et je ne leur ai donné aucun ordre, Le jour où je les ai fait sortir du pays d’Égypte, Au sujet des holocaustes et des sacrifices. Mais voici l’ordre que je leur ai donné : Écoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies que je vous prescris, Afin que vous soyez heureux. »

Dieu ne les a pas commandés d’offrir des sacrifices au moment où il les a fait sortir d’Égypte. Le système sacrificiel n’était pas encore en place. Il a été institué un an après que Dieu a transmis les Dix Commandements sur le mont Sinaï. Mais Dieu les A commandés, quand il les fit sortir d’Égypte, de marcher dans TOUTES ses voies. Nous avons déjà vu que Dieu leur ordonna — alors qu’ils étaient encore en Égypte — à observer la Pâque et les Jours des Pains sans Levain à partir de là. Donc, les convocations annuelles ordonnées de Dieu et ses Jours Saints sont clairement différents des sacrifices et doivent encore être observés aujourd’hui par le peuple de Dieu.

Cependant, le commandement de Dieu d’observer ses Festivals annuels ne s’applique pas seulement à la Pâque et les Jours des Pains sans Levain, comme nous allons bientôt voir. En outre, nous devons souligner que les sacrifices n’étaient pas donnés seulement pendant les Jours Saints annuels, mais aussi lors du Sabbat hebdomadaire, et, en effet, tous les jours — le matin et le soir. Ceux qui prétendent que les Jours Saints annuels ne doivent pas être observés aujourd’hui parce qu’ils faisaient partie du système sacrificiel [ils ne le font pas], mais qui observent le Sabbat hebdomadaire [bien que les sacrifices ont été donnés ces jours-là aussi] ont un problème avec la cohérence. Tout comme ceux qui observent le dimanche comme « saint », car les sacrifices ont également été donnés ces jours-là.

Sabbats hebdomadaire et annuels — un ensemble complet

Notre objectif principal ici est que le Sabbat hebdomadaire et tous les Jours Saints annuels de Dieu coexistent — il n’y a jamais l’un sans l’autre. Ils font tous partie du même paquet. Quand vous comprenez que vous devez observer le Sabbat hebdomadaire, alors vous devez donner suite à votre compréhension et observer les Sabbats annuels aussi. C’est, en principe, le même concept expliqué par Jaques, un apôtre de Jésus Christ : Lorsque vous violez un des Dix Commandements, vous les violez tous (Jacques 2, 10-11). Les Dix Commandements sont aussi un ensemble qui ne peut être séparé. Si vous supprimez l’un des commandements de cet ensemble, vous ne disposez plus d’un paquet complet (comparez notre livret gratuit [disponible en anglais seulement] : « And Lawlessness Will Abound… » [Et l’iniquité sera accrue…])

Pour voir le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels comme un paquet complet, revenons au chapitre 23 du livre du Lévitique. Nous lisons dans les versets 1 et 2 : « L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. »

Notez que tous les Jours Saints qui suivent (y compris la Pâque annuelle) sont désignés comme les « fêtes du Seigneur ». Ils sont TOUS des convocations saintes. La première fête et convocation sainte répertoriée est le Sabbat hebdomadaire [verset 3]. Le Sabbat hebdomadaire est suivi par les fêtes et les convocations saintes de la Pâque et du Premier et Dernier Jour des Pains sans Levain [versets 4-8] ; puis de la Pentecôte [v. 21] ; la Fête des Trompettes [v 24] ; le Jour des Expiations [versets 27, 32] ; la Fëte des Tabernacles [versets 34-35] ; et du Huitième ou Dernier Grand Jour [versets 36, 39]. La façon dont cela est présenté nous montre que le Sabbat hebdomadaire, la Pâque et les Jours Saints annuels vont de pair.

En outre, certains des Jours Saints annuels sont spécifiquement appelés « Sabbat ». En référence à la Fête des Trompettes, Dieu dit dans Lévitique 23, 24 : « Parle aux enfants d’Israël, et dis : Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos [Sabbat], publié au son des trompettes, et une sainte convocation. »

Dans l’original en hébreu, le mot pour « repos du sabbat » est « shabbathon », qui signifie « Sabbat » [Réf : Young’s Analytical Concordance to the Bible/Concordance analytique de la bible par Young]. La bible en anglais, Authorized Version, traduit ce mot correctement par « Sabbat ». L’interprétation donnée ci-dessus dans la Bible Louis Segond, « repos du sabbat », transmet, avec assez de précision, le sens voulu du mot « Sabbat ».

Nous constatons que Lévitique 23, 27 et 32 décrivent également la Journée Sainte annuelle des Expiations comme un « Sabbat ». Nous lisons dans la bible Louis Segond : « Aussi vers le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : il doit être une sainte convocation à vous ; et vous humilierez vos âmes… Ce sera pour vous un sabbat de repos, et vous humilierez vos âmes. Le neuvième jour du mois, au soir, d’un soir à l’autre soir, vous célébrerez votre sabbat. »

Dieu appelle le Jour Saint annuel des Expiations « un Sabbat ». Bien que le temps du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi désigne le Sabbat hebdomadaire, certains moments dans l’année sont des Sabbats annuels ou Jours Saints. Nous voyons donc que les Jours Saints annuels sont appelés Sabbats, aussi. Il est incohérent d’observer le Sabbat hebdomadaire, puis négliger ou refuser d’observer les Sabbats annuels.

Notez un troisième exemple dans Lévitique 23, 39 qui se réfère aux Jours Saints annuels de la Première Journée de la Fête des Tabernacles et le Dernier ou Huitième Jour : « Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Éternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos [sabbat], et le huitième sera un jour de repos [sabbat]. » Les deux Jours Saints annuels sont ici appelés « jour de repos » [sabbat]. Ils doivent être gardés saints, et de saintes convocations doivent être organisées lors de ces jours.

Nous avons déjà fait allusion à un autre exemple dans le Nouveau Testament, dans Jean 19, 31, où le mot « Sabbat » est utilisé pour la Journée Sainte annuelle du Premier Jour des Pains sans Levain. On y lit : « Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, — car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, — les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. »

La référence au « Sabbat » ici n’est PAS une référence au Sabbat hebdomadaire, mais plutôt au Sabbat annuel au début du Festival des Pains sans Levain. La marge de la Bible en anglais, New King James, souligne que Jean 19, 31 se réfère à la Première Journée de la Fête des Pains sans Levain, donnant comme Écriture parallèle, Exode 12, 16, qui parle de ce même Jour Saint annuel.

Ce Jour Saint est appelé à la fois un jour de Sabbat et un grand jour dans ce passage, ce qui montre que ce ne fut pas un Sabbat hebdomadaire, mais un Sabbat annuel. C’était quand même un jour de Sabbat, et un jour de Sabbat très spécial en plus. Il devait être gardé saint de la même manière qu’un Sabbat hebdomadaire.

Comme on l’a déjà mentionné, il y a un lien évident entre le Sabbat hebdomadaire et le Sabbat de 1000 ans du millénaire dans le quatrième chapitre du livre aux Hébreux. Le plus fidèlement traduit dans la traduction Lamsa, Hébreux 4, 9 lit comme suit : « Il est donc le devoir du peuple de Dieu de garder le Sabbat. » Notez que le reste du passage, en commençant au verset 1, parle principalement au sujet du repos millénaire encore devant nous, ce qui est symbolisé par la Fête des Tabernacles. Paul nous dit dans Hébreux 4 que lorsque nous observons le Sabbat hebdomadaire, nous devrions également observer les Sabbats annuels, les Jours Saints annuels de Dieu, car ils nous révèlent le plan de Dieu pour le salut.

Nous pouvons conclure de toutes ces références que le Sabbat hebdomadaire et les Sabbats annuels vont ensemble. Dieu le prend très au sérieux que nous les gardons tous saints — si sérieux qu’il donne des avertissements sévères contre la violation de ses Sabbats. OK

Les avertissements d’Ézéchiel

Regardons un passage intéressant dans Ézéchiel 22, 8, 26 concernant la non-observance des Sabbats : « Tu dédaignes mes sanctuaires, tu profanes mes sabbats…. Ses sacrificateurs violent ma loi et profanent mes sanctuaires, ils ne distinguent pas ce qui est saint de ce qui est profane, ils ne font pas connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur, ils détournent les yeux de mes sabbats, et je suis profané au milieu d’eux. »

Ce sont des mots puissants ! Dieu était en colère contre ses prêtres dans les temps anciens, car ils n’ont pas enseigné à leur peuple la sainteté des Sabbats. Remarquez que le mot Sabbats utilisé ici est au pluriel, faisant référence aux Sabbats annuels ou Jours Saints de Dieu. Le mot « Sabbats » peut se référer au Sabbat hebdomadaire aussi, mais le fait en général de façon exclusive seulement quand un autre mot ou une référence dans le même contexte se rapporte aux Jours Saints annuels, tels que « fêtes » ou « festivals ». Si utilisée au pluriel tout seul, comme c’est le cas ici dans Ézéchiel 22, l’expression « Sabbats » se concentre principalement sur les Sabbats annuels, bien que cela inclurait aussi le Sabbat hebdomadaire. (Rappelez-vous que le Sabbat hebdomadaire est inclus dans un paquet global avec les Sabbats annuels. Souvenez-vous aussi d’Isaïe 58, 13-14 que le Sabbat hebdomadaire est décrit comme le jour saint de Dieu, montrant que les Sabbats hebdomadaires et annuels sont tous les deux décrits de la même façon, comme « Sabbat » et comme « jour saint » — et ils sont inséparables.)

Nous pourrions aussi ajouter ici que Dieu ne change pas. Comme il était en colère contre les prêtres d’Israël de ne pas enseigner son peuple, il est en colère avec ses ministres de l’Israël spirituel aujourd’hui qui ne proclament pas vigoureusement la sainteté continue de ses Jours Saints. Dieu l’a attribué au sacerdoce à l’époque, et il accuse le ministère maintenant, pour le fait qu’il est profané parmi son peuple.

Le temps viendra, cependant, lorsque tous les ministres de Dieu vont faire le travail que Dieu les a donnés à faire. Remarquez Ézéchiel 44, 23-24 : « Ils enseigneront à mon peuple à distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ils lui feront connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur. Ils seront juges dans les contestations, et ils jugeront d’après mes lois. Ils observeront aussi mes lois et mes ordonnances dans toutes mes fêtes, et ils sanctifieront mes sabbats. » À l’avenir, cette vérité sera enseignée par TOUS les ministres de Dieu à TOUS les gens. Cependant, il y a, en fait, quelques vrais ministres rares aujourd’hui, chez lesquels la loi de Dieu demeure dans leurs cœurs et qui enseignent le peuple de Dieu ce qui est bien est ce qui est mal, comme Dieu l’a ordonné. Ces quelques personnes enseignent déjà COURAGEUSEMENT la sainteté des Sabbats hebdomadaires et annuels de Dieu.

Nous trouvons un autre passage remarquable dans Exode 31. Nous avons déjà discuté de ce chapitre dans le contexte du Sabbat hebdomadaire, soulignant que le Sabbat est un signe et une alliance perpétuelle à part entre Dieu et son peuple. Versets 14 à 16 parlent clairement « du Sabbat », le Sabbat hebdomadaire dans ce contexte.

Mais maintenant, notez comment l’ensemble de ce passage est introduit dans le verset 13. Dieu dit à Moïse : « Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe… » Dans ce verset, il parle de « Sabbats » d’une manière générale, donc faisant référence à — ou au moins incluant — les Jours Saints annuels. Donc, le passage entier dans Exode 31, parle à la fois des Sabbats hebdomadaires et annuels. Rappelez-vous que non seulement le Sabbat hebdomadaire, mais aussi les Sabbats annuels sont des signes entre Dieu et son peuple, comme nous l’avons vu dans Exode 13, 7-10 lors de l’examen des Jours des Pains sans Levain.

Remarquez une autre preuve du fait que les Jours Saints annuels de Dieu sont un signe pour les vrais chrétiens — les Israélites spirituels et les Juifs — dans Ézéchiel 20, 10, 12-13, 19-20. Dieu parle de la maison rebelle d’Israël, en disant : « Et je les fis sortir du pays d’Égypte, et je les conduisis dans le désert… Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connussent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. Et la maison d’Israël se révolta contre moi dans le désert. Ils ne suivirent point mes lois, et ils rejetèrent mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles, et ils profanèrent à l’excès mes sabbats… Je suis l’Éternel, votre Dieu. Suivez mes préceptes, observez mes ordonnances, et mettez-les en pratique. Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Éternel, votre Dieu. »

Les Sabbats hebdomadaires et annuels sont tous les deux des signes. Ils identifient Dieu à nous. Ils nous identifient à Dieu. Ils nous identifient aussi au monde. Ils ne peuvent pas être séparés. Ils coexistent et ne peuvent pas exister séparément. Ils sont tous considérés comme des lois pour tout le monde, et pas seulement pour les Juifs.

Jésus Christ a observé les Jours Saints annuels

Ceux qui prétendent que nous ne devons pas observer le Sabbat hebdomadaire ni les Jours Saints annuels devraient réfléchir sur le fait que Jésus Christ observait les deux. Nous avons déjà vu qu’il observait le Sabbat hebdomadaire. Notons le fait qu’Il a également observé les Sabbats annuels.

Nous sommes expressément informés dans Jean 2, 13, et Luc 22, 1-15 que le Christ observait la Pâque. On nous dit aussi dans Jean 7, 2-14 que le Christ a observé la Fête des Tabernacles. En outre, Jean 7, 37-39 souligne qu’il observait le Dernier Grand Jour « Le dernier jour, le grand jour de la fête. » Puisque le Christ a observé ces Jours Saints annuels, en plus du Sabbat hebdomadaire, il n’y a pas raison de supposer qu’il n’observait pas les autres Jours Saints aussi.

Les premiers apôtres observaient les Jours Saints annuels

Après la mort et la résurrection du Christ, les apôtres et l’Église du Nouveau Testament ont suivi l’exemple du Christ et ont continué à observer les Jours Saints annuels. Nous sommes expressément informés que l’Église primitive observait la Pâque et les Jours des Pains sans Levain (1 Corinthiens 5, 6-8). On nous dit aussi que Luc a écrit le livre des Actes à Théophile, un païen, qui était devenu un chrétien. Luc fait référence, dans Actes 12, 3-4, et Actes 20, 6, à la Pâque et la Fête des Pains sans Levain. Quand Luke a écrit cela, il a pris pour acquis que Théophile — un chrétien d’origine païenne — connaissait ces Jours Saints annuels. Si les païens n’étaient pas obligés d’observer ces jours, la référence de Luc à ces jours dans un rapport à un ancien païen n’aurait guère de sens. (Imaginez, par exemple, que vous écriviez à un Américain su sujet du « Bretzelfest » en Allemagne. Il ne saurait pas de quoi vous parlez, car il n’a jamais participé à ce festival local. Il comprendrait, bien sûr, si vous deviez lui écrire au sujet du Fourth of July [la fête nationale américaine], ou le jour du Thanksgiving [Jour de l’Action de grâce]).

Nous pouvons aussi voir clairement de la Bible que l’Église du Nouveau Testament a observée la fête de la Pentecôte. Actes 2, 1 rapporte que c’était ce jour-là, lorsque l’Église était assemblée, qu’ils ont reçu le don de l’Esprit Saint. Nous lisons dans Actes 20, 16 que Paul voulait observer la Fête de la Pentecôte à Jérusalem. Il l’avait observé tout le temps, peu importe s’il était à Jérusalem ou pas. Il l’aurait gardé, bien sûr, même s’il n’avait pas été en mesure d’arriver à Jérusalem à temps.

L’Église primitive a continué d’observer le Jour des Expiations aussi. Dans Actes 27, 9, nous trouvons une référence au « jeûne ». Ceci décrit le Jour des Expiations, tel que souligné dans la marge de la Bible en anglais, New King James. Il donne également des Écritures parallèles de passages dans l’Ancien Testament qui parlent du Jour des Expiations. (Les Écritures citées dans la marge sont Lévitique 16, 29-31 ; Lévitique 23, 27-29 ; et Nombres 29, 7).

Il y a une autre référence aux Jours Saints annuels dans le Nouveau Testament, notamment dans Jude 12 : « Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère… » Le mot « agape » utilisé dans le texte originel grec veut dire amour divin. Quand nous observons les Jours Saints annuels de Dieu, nous exprimons l’amour de Dieu en nous en faisant ce que Dieu nous dit de faire. 1 Jean 5, 3 explique : « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. »

Les Jours Saints à être observés dans le futur

En regardant l’avenir à travers la parole de Dieu, nous pouvons voir que ses Jours Saints annuels seront observés par toute l’humanité. Ésaïe 30, 27-29 contient une prophétie pour l’avenir qui décrit le châtiment final de l’Assyrie de la fin des temps, en particulier son dernier roi. Nous lisons : « Voici, le nom de l’Éternel vient de loin ; Sa colère est ardente, c’est un violent incendie ; Ses lèvres sont pleines de fureur, Et sa langue est comme un feu dévorant ; Son souffle est comme un torrent débordé qui atteint jusqu’au cou, Pour cribler les nations avec le crible de la destruction, Et comme un mors trompeur Entre les mâchoires des peuples. Vous chanterez comme la nuit où l’on célèbre la fête. »

Nous voyons ici que le jugement de Dieu sur le roi d’Assyrie (versets 31, 33) est comparé avec une chanson dans la nuit quand une fête sainte est observée. Cela pourrait se référer à la Nuit à être Beaucoup Célébrée en l’honneur de l’Éternel en début de la Fête des Pains sans Levain (Exode 12, 42), ou pour la soirée d’ouverture de la Première Journée de la Fête des Tabernacles (comparez Psaume 134, 1).

Nous trouvons une autre prophétie remarquable dans le 45e chapitre du livre d’Ézéchiel, décrivant le temps après le retour du Christ. Notez que l’homme est invité à observer, par exemple, la Fête de la Pâque et les Pains sans Levain : « Le quatorzième jour du premier mois, vous aurez la Pâque. La fête durera sept jours ; on mangera des pains sans levain. » (Ézéchiel 45, 21).

On nous dit aussi dans Ézéchiel 46, 9 que le « peuple du pays » se « présentera devant l’Éternel, aux solennités ».

Nous pourrions noter, en passant, une forte exhortation à l’Église de Dieu dans Nahum 1, 15. En abordant le travail de l’Église de Dieu de la fin des temps, Dieu prophétise et met en garde : « Voici sur les montagnes Les pieds du messager qui annonce la paix ! Célèbre tes fêtes, Juda, accomplis tes vœux ! Car le méchant ne passera plus au milieu de toi, Il est entièrement exterminé. »

Dieu avertit la maison moderne de Juda d’observer ses Jours Saints annuels désignés, leur montrant qu’ils les observeront dans le millénaire. La partie du message qui est dirigé vers les gens de ce monde aujourd’hui — y compris les Juifs — est que nous devons même aujourd’hui observer les Jours Saints annuels de Dieu. Beaucoup de Juifs d’aujourd’hui ne les observent pas du tout — ni physiquement ni spirituellement. D’autres observent certains Jours Saints, mais pas tous.

En outre, il y a une forte indication dans Nahum 1, 15 que le « méchant », peut-être la « bête » ou le « faux prophète », va tenter expressément d’empêcher les Juifs qui veulent observer les Jours Saints de le faire. Puisque les vrais chrétiens sont des Juifs spirituels, cela pourrait être un avertissement pour nous, aussi bien. Nous avons déjà mentionné l’avertissement dans Osée 9, 5-6 dans notre discussion sur la sainteté du Sabbat hebdomadaire. Osée inclut dans son avertissement les Jours Saints annuels : « Que ferez-vous aux jours solennels, Aux jours des fêtes de l’Éternel ? Car voici, ils partent à cause de la dévastation. »

Dans le millénaire, Dieu s’occupera de ces nations et peuples qui refusent d’observer ses Jours Saints. Zacharie 14, 16-19 décrit, dans des termes très vifs, le châtiment des nations et des individus dans le millénaire qui refusent de célébrer la Fête des Tabernacles : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations… Monteront chaque année Pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles. S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem Pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, La pluie ne tombera pas sur elles. Si la famille d’Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, La pluie ne tombera pas sur elle ; Elle sera frappée de la plaie dont l’Éternel frappera les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. Ce sera le châtiment de l’Égypte, Le châtiment de toutes les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. »

Oui, la Fête des Tabernacles sera observée par tout le monde, pas seulement par les Juifs. Quand Dieu est si déterminé que ses Jours Saints annuels soient observés dans le millénaire, pourquoi ne serait-il pas important pour lui qu’ils soient observés aujourd’hui ? La vérité est qu’ils doivent être observés aujourd’hui par tout le monde, et un monde inconscient de ce fait sera bientôt secoué par la réalité que Dieu n’accepte pas qu’on se moque de lui, et que l’homme récolte ce qu’il sème. Dieu nous a dit dans sa parole ce que nous devons faire. Allez-vous choisir de le faire ?

3e partie : La sainteté du Sabbat et les Jours de Fête annuels dans le Nouveau Testament

Certains prétendent que plusieurs Écritures dans le Nouveau Testament, notamment, Colossiens 2, 16-17 ; Romains 14, 5 et Galates 4, 10 prouvent clairement que les Jours Saints annuels, ainsi que le Sabbat hebdomadaire, ne sont pas commandés à être observés aujourd’hui. Dans cette partie du livret, nous allons discuter de ces arguments en détail, en laissant la Bible fournir la vérité sur cette question.

Est-ce que Colossiens 2, 16-17 est une preuve que les Sabbats hebdomadaires et annuels ne sont plus contraignants pour nous aujourd’hui ?

Colossiens 2, 16-17 dit comme suit : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

Est-ce que ce passage signifie que les chrétiens de Colosses n’observaient pas le Sabbat ou les Jours Saints, et que Paul leur disait essentiellement de ne pas se soucier du fait qu’ils ne les observaient pas ?

Tout d’abord, notez que « sabbats », « une fête » et « une nouvelle lune » sont mentionnés. Comme indiqué précédemment, le mot « sabbats » en pluriel peut se référer au Sabbat hebdomadaire dans le même contexte que les Jours Saints annuels. Tel est le cas ici, puisque les Jours Saints annuels sont mentionnés dans la même phrase, étant identifiés comme « fête » ou « nouvelle lune ». En grec, il n’est pas écrit ici, « nouvelles lunes », comme certains citent à tort ce passage, mais « une nouvelle lune », se référant à la Fête des Trompettes — le seul Jour Saint annuel qui est célébré un jour de nouvelle lune. Par conséquent, Paul parle à la fois du Sabbat hebdomadaire et des Jours Saints annuels.

Est-ce que Paul dit aux Colossiens qu’ils n’ont plus à les observer ? Ceci serait plutôt étrange, puisque’il était si diligent en enseignant aux Juifs et aux païens l’observation continuelle du Sabbat hebdomadaire, comme nous l’avons déjà vu.

Regardons d’abord l’expression, « le corps est en Christ ». Le mot « est » n’y est pas en grec. Il a été rajouté par le traducteur dans une tentative de rendre le sens plus clair ; cependant, cet ajout a, au contraire, brouillé et perverti le sens. Sans le mot « est » dans cette phrase spécifique, elle dit simplement, « … mais le corps en Christ. » Qu’est-ce que le corps en Christ ?

Le corps du Christ 

Le mot grec pour « corps » est « soma », et il est par ailleurs traduit par « corps » à travers le Nouveau Testament.

Notez-le par vous-même. Remarquez aussi à quoi on fait référence quand l’expression « corps du Christ » est utilisée ailleurs dans les passages suivants :

Colossiens 1, 18 : « Il est la tête du corps [“soma” en grec] de l’Église. » Le Christ est identifié ici comme la tête du corps, qui est l’Église.

Colossiens 1, 24 : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps [“soma” en grec], qui est l’Église. » Encore une fois, nous voyons que le corps du Christ est identifié ici comme son Église.

Colossiens 2, 19 : « … sans s’attacher au chef, dont tout le corps [“soma”], assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne ». Encore une fois, la référence est le corps spirituel du Christ, l’Église.

Enfin, notons Colossiens 3, 15 : « Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps [“soma”], règne dans vos cœurs.. » Nous appartenons tous à ce corps unique — l’Église, dont le Christ est la tête.

Ces Écritures montrent clairement que les références dans cette lettre au corps du Christ sont à l’Église du Christ. Avec cette compréhension, retournons aux Colossiens 2, 16-17, où Paul nous dit : « Que personne donc ne vous juge… au sujet d’une fête… ou des sabbats… mais le corps en Christ. » En d’autres termes, ne laissez personne, à l’exception du corps du Christ — l’Église — juger dans ces questions. L’Église, le corps du Christ, le gardien de la vérité, peut et doit juger à cet égard.

« Que le corps du Christ juge… » 

Il est intéressant que les savants Grecs reconnaissent — en regardant simplement la structure de la phrase grecque — que la première partie de la déclaration « Que personne donc ne vous juge… » exige une deuxième déclaration pour expliquer ce qui devrait rendre le jugement.

Le Professeur Troy Martin a écrit un article intitulé : « But Let Everyone Discern The Body Of Christ » (Mais que chacun discerne le corps du Christ [voir Col. 2, 17]), qui a été publié dans le Journal of Biblical Literature (Journal de la littérature biblique) en été 1995. Dans cet article, il confirme, basé sur la structure grecque de la phrase — que la deuxième partie de la déclaration dans Colossiens 2, 16-17 explique qui rend le jugement.

Il pointe tout d’abord à un passage parallèle dans 1 Corinthiens 10, 24 qui affirme : « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais chacun de l’autre bien-être. » Pour comprendre ce passage correctement, on doit répéter dans la deuxième phrase l’opposé du début de la première phrase. En d’autres termes, le sens clair et voulu de ce passage est : « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche le bien-être de l’autre. »

Cette Écriture est grammaticalement structurée de la même manière que dans Colossiens 2, 16-17. Par conséquent, selon le Professeur Troy, en ce qui concerne les deux, 1 Corinthiens 10, 24 et Colossiens 2, 16-17, « Le verbe juger détermine l’action qui est interdite [par la première phrase = Que personne donc ne vous juge.. ] et ensuite enjoint [ou commandé, par la deuxième phrase]. »

Grâce à cette compréhension, il faut lire la phrase dans Colossiens 2, 16-17 de cette façon : « Que personne donc ne vous juge… au sujet d’une fête ou des sabbats…, mais laissez le corps du Christ vous juger. »

Le Professeur Troy donne un deuxième exemple pour prouver cette conclusion, à savoir Romains 14, 13, qui se lit : « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. » En grec, le mot pour « juger » et « résoudre » [ou penser] est exactement le même, à savoir « krino ». Ce mot est utilisé dans Colossiens 2, 16-17 et il traduit par « juger ».

Romains 14, 13 nous dit que nous ne devons pas juger les uns les autres, mais que nous devons juger comment ne pas devenir une pierre d’achoppement pour les autres. Cette déclaration dans Romains 14, 13 est une structure identique à la structure utilisée dans Colossiens 2, 16-17. Personne ne doit juger les Colossiens concernant le Sabbat et les Jours Saints, à l’exception du corps du Christ, l’Église. Cela signifie donc que Colossiens 2, 16-17 dit exactement le contraire de ce que les critiques du Sabbat et les Jours Saints veulent nous faire croire. Les Colossiens n’étaient pas critiqués parce qu’ils n’observaient PAS le Sabbat et les Jours Saints, mais ils ont plutôt été critiqués parce qu’ils les OBSERVAIENT.

En comparant Romains 14, 13 avec Colossiens 2, 16-17, Dr Troy conclut que Paul dit aux Colossiens au chapitre 2 qu’ils ne devraient pas laisser un homme les juger pour observer les Jours Saints et le Sabbat, mais que l’Église — le corps du Christ — devrait juger dans cette affaire. Les Colossiens ont été critiqués par leurs adversaires, non pas par Paul, quand ils observaient le Sabbat et les Jours Saints. Paul leur dit essentiellement : Je parle au nom de l’Église, quand je vous dis que vous devez continuer à observer le Sabbat et les Jours Saints, comme c’est cela que l’Église a jugé et résolu de faire, basé sur les Écritures bibliques.

L’Église a compris le sens exact de ce passage dans les années passées. En 1976, Herbert Armstrong, l’ancien pasteur général de l’Église de Dieu, a écrit un livret intitulé : « Pagan Holiday or God’s Holy Days-Which? » (Fêtes païennes ou jours saints de Dieu — lesquels ?) À la page 35, il écrit : « Donc, ces versets mal compris devraient être traduit clairement : “Que personne ne vous juge… mais [plutôt laissez] le corps du Christ [le déterminer].” Que le corps du Christ juge ces questions de l’Église. Les savants grecs reconnaissent que la dernière clause “mais [plutôt] le corps du Christ” exige qu’un verbe soit ajouté, mais n’ont pas souvent vu que le verbe manquant doit être fourni par la clause parallèle et grammaticale la plus logique afin d’être lu correctement, “Que le corps du Christ juge [ces questions].” »

Malheureusement, quelques années après la mort de M. Armstrong en 1986, le libellé de cet article dans le même livret a été changé. Une explication nouvelle et non autorisée a été donnée au sujet de Colossiens 2, 16, ouvrant la voie, bien sûr, à des changements ultérieurs drastiques. Le texte révisé était : « Par conséquent, les chrétiens de Colosses ne devaient pas se laisser réprimander par des enseignants hérétiques concernant des questions telles que manger, boire, Jours Saints, nouvelles lunes et Sabbats. [En passant, comme déjà expliqué, en grec il n’est pas écrit “nouvelles lunes”, mais “une nouvelle lune”, se référant ici à la Fête des Trompettes, le seul Jour Saint annuel qui doit être célébré durant une nouvelle lune.] Après tout, comment ces questions pourraient-elles de quelque façon transcender le Christ ? Il est le corps, la substance, le centre même du plan de salut de Dieu. Tout le reste est une ombre qui ne détient aucune valeur comme un remplacement pour lui. »

On peut facilement voir comment cette « nouvelle » explication, adoptée à partir de la pensée protestante et catholique, qui veut en finir avec les Sabbats hebdomadaires et annuels de Dieu, brouille la compréhension correcte et interprète mal la signification voulue.

Une ombre des choses à venir

Qu’est-ce que Paul a voulu dire quand il a décrit ces choses comme étant une ombre des choses à venir ? Passons en revue une fois de plus les commentaires perspicaces de Pr Troy dans l’article mentionné ci-dessus. Il déclare : « Ces pratiques chrétiennes peuvent comprendre l’ombre, et ils ne sont pas présentés négativement que par les adversaires… Le temps est écrit au présent [notez attentivement que le texte se lit comme suit : “Ils SONT”, et non pas, ils “ÉTAIENT” “une ombre des choses à venir”], et affirme que ces choses sont maintenant des ombres. [Certains] commentateurs traduisent au temps passé et concluent que ces stipulations sont terminées maintenant que la vraie substance [le Christ] est arrivée, car ils étaient seulement des ombres… En dépit de cela…, le texte affirme au présent [ou actuellement]… une validité de l’ombre. »

Le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels ont une énorme signification pour nous aujourd’hui, préfigurant les événements qui vont se produire à l’avenir, quand le monde entier sera gouverné par le Christ, et enseigné par lui, d’observer la loi de Dieu — y compris les Sabbats hebdomadaires et annuels — comme le peuple de Dieu le fait déjà aujourd’hui.

Plutôt que d’enlever l’observance du Sabbat et les Jours Saints, Colossiens 2, 16-17 enseigne exactement le contraire. Il nous enseigne de ne pas nous soucier des gens qui disent que nous ne devrions pas le faire, mais nous préoccuper de la vérité, comme enseigné par le corps du Christ — l’Église.

Beaucoup d’entre nous peuvent s’identifier avec ce que Paul dit aux Colossiens. Quand on commence à observer le Sabbat et les Jours Saints, il ou elle est exposée à la critique de parents et amis.

Paul a écrit aux chrétiens de Colosse, qui était une ville constituée essentiellement de païens, bien que certains Juifs y vivaient sans doute aussi. Paul disait aux chrétiens de Colosse qui avaient commencé à observer le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels : « N’écoutez pas vos anciens amis et vos parents, qui essaient de vous convaincre de ne pas observer ces “traditions juives” — mais plutôt, écoutez ce que l’Église vous dit. »

Comment observer le Sabbat et les Jours Saints

Il est fort probable que Paul n’abordait pas seulement les critiques de ces adversaires, qui essayés de persuader les Colossiens de NE PAS observer le Sabbat et les Jours Saints du tout, mais qu’il adressait également la critique de ceux qui n’étaient pas nécessairement opposés à l’observance des Sabbats en soi, mais qui voulaient que le Sabbat et les Jours Saints soient observés de façon très rigoureuse. Rappelez-vous comment les pharisiens ont condamné le Christ et ses disciples pour la manière dont ils observaient le Sabbat. Les chrétiens de Colosse ont sans doute été les cibles de condamnation similaire.

Puisque le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels sont tous des jours de Fête, les chrétiens de Colosses les observaient, bien sûr, comme des jours de FÊTE. Ils mangeaient et buvaient pendant ces jours (sauf, bien sûr, pendant le « jeûne », lors du Jour des Expiations). Certains, cependant, les ont apparemment critiqués pour cela, enseignant qu’on ne devait ni manger ni boire lors de ces journées-là.

Colossiens 2, 16, correctement traduit du grec, déclare : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire. » Paul aborde ici l’ACTE de manger et de boire, non pas le TYPE de nourriture et de boisson consommé. Certains critiques ont estimé, cependant, que les chrétiens devaient jeûner ces jours-là, plutôt que de manger ou de boire quoi que ce soit. Notez la référence que Paul fait à ce genre de religion ascétique auto-imposée, ou austère, dans Colossiens 2, 20-23 (« … pourquoi… vous impose-t-on ces préceptes : “Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas !”, préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? »)

Plutôt que se mettre d’accord avec ces idées humaines, Paul déclare que ce genre de philosophie est inutile, et c’est une doctrine de l’homme qui est dérivé des « principes de ce monde ». Il condamne spécifiquement un tel enseignement dans Colossiens 2, 8 : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. »

Certains ont été apparemment essayés d’introduire ces philosophies dans l’Église, en particulier concernant la façon d’observer le Sabbat et les Jours Saints. Concernant ces tentatives, Paul dit essentiellement aux Colossiens : « Que personne ne vous juge pour le fait d’observer le Sabbat ou les Jours Saints en mangeant et buvant, plutôt qu’en faisant un jeûne, mais laissez l’Église déterminer ou résoudre ce problème. »

En conclusion, Paul dit aux Colossiens de continuer à observer le Sabbat et les Jours Saints de la même manière qu’ils le faisaient, plutôt que d’écouter ceux qui essayaient de leur dire de ne pas le faire du tout, ou de ne pas les observer comme jours de fête.

Est-ce que Romains 14, 5 est une preuve que nous ne sommes pas obligés d’observer les Sabbats hebdomadaires et annuels aujourd’hui ?

Certains citent Romains 14, 5 pour faire valoir que le Sabbat et les Jours Saints ne sont plus des convocations saintes obligatoires. Romains 14, 5 dit : « Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. »

Notez soigneusement le contexte ici. Romains 14, 2-3 parle de la consommation de légumes et de viande (« Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. ») Certains pensaient qu’ils ne devaient pas manger de la viande. Ils étaient devenus végétariens pour des raisons religieuses. Partiellement, la raison de leur décision aurait pu être que la viande, qui pouvait être achetée sur le marché, avait probablement été offerte aux idoles. Sachant cela, certains avaient un problème de conscience à manger de la viande qui avait été sacrifiée aux idoles (comparez 1 Corinthiens 8, 1-13).

Le contexte dans Romains 14, 5 est la consommation de certains aliments. Paul aborde le fait que certains estiment un certain jour plus qu’un autre. Dès le verset suivant, il montre le lien entre la consommation de nourriture et l’égard pour les jours. Il dit au verset 6 : « Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. »

Quel est le lien entre la consommation d’aliments et l’observation des jours ?

La connexion ici est la conscience. Paul parle de nouveaux membres de l’Église qui avaient encore une conscience faible et pensaient qu’ils devaient JEÛNER certains jours. Autrement dit, ils pensaient qu’ils ne pouvaient pas simplement jeûner N’IMPORTE QUEL jour de la semaine de leur choix, mais que cela pouvait être fait seulement pendant certains jours désignés. (Notez encore le verset 6 : « … celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas ». Le contexte de la discussion est le JEÛNE). D’autres ont compris que l’on pouvait jeûner N’IMPORTE QUEL jour de la semaine, et que Dieu ne nous enjoint pas, sauf pour le Jour des Expiations, de jeûner un jour précis de la semaine.

Ceci est la raison pour laquelle Paul dit : « Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. » Le contexte est de manger et boire et jeûner. En réalité, Paul dit au verset 6 : « Celui qui observe [ou mieux “respecte”, selon la Bible Authorized Version en anglais] le jour [comme un jour de jeûne] l’observe [ou le respecte] pour le Seigneur ; et celui qui n’observe [ou ne respecte] pas le jour [comme un jour de jeûne] l’observe [le respecte] pour le Seigneur aussi, parce que celui qui ne mange pas ce jour-là, le fait pour le Seigneur, et celui qui mange ce jour-là le fait pour le Seigneur, aussi, en remerciant Dieu pour la nourriture qu’il partage. » Ce que Paul veut souligner est de ne pas juger quelqu’un d’autre pour la façon dont ils adorent Dieu, aussi longtemps que cela est fait en se basant sur l’Écriture.

Aussi surprenant que cela puisse paraître à ceux qui lisent Romains 14, 5 avec des idées préconçues, le Sabbat hebdomadaire et les Jours Saints annuels ne sont même pas abordés là. Par contre, dans Colossiens 2, 16-17, Paul semble vouloir régler la question que le jeûne n’est pas une exigence pour l’observance du Sabbat. Là, il mentionne spécifiquement les Sabbats et un Festival et une nouvelle lune, en plus de manger et de boire. Dans Romains 14, 5, cependant, il ne mentionne pas les Sabbats ou un Festival du tout, montrant qu’il n’a pas discuté de ces jours dans ce passage.

Certains commentaires conviennent que Paul n’a pas eu à l’esprit le Sabbat ou les Jours Saints quand il a écrit Romains 14, 5. Tant les livres de référence en anglais, Expositor’s Bible Commentary (Commentaire de la Bible Expositor, livre 10, à la page 146), et Hasting’s Encyclopedia of Religion and Ethics (Encyclopédie de religion et d’éthique de Hastings), soulignent que les Juifs et les païens avaient mis de côté des jours spécifiques pour le jeûne [nous pourrions penser au pharisien dans Luc 18, 12, qui était fier parce qu’il jeûnait deux fois par semaine], et que Paul abordait seulement la question du jeûne prescrit dans Romains 14, 5.

Est-ce que Galates 4, 10 est la preuve que les Sabbats hebdomadaires et annuels ne sont plus en vigueur aujourd’hui ?

Examinons un troisième passage qui est parfois utilisé pour « expliquer » que le Sabbat et les Jours Saints ne sont plus valables. Galates 4, 10 dit : « Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! »

L’interprétation donnée par les adversaires de l’observance du Sabbat est que Paul réprimandait les Galates parce qu’ils observaient encore le Sabbat de Dieu et les Jours Saints de Dieu. Est-ce que c’est cela que Paul voulait dire ? Encore une fois, nous devons nous pencher sur le contexte dans lequel il a été écrit, et nous devons aussi remarquer un principe important pour comprendre correctement la lettre de Paul aux Galates. À qui Paul s’adressait-il ?

Lorsque Paul parle aux Juifs, il dit, « nous », car il est lui-même un Juif de la maison de Benjamin (Philippiens 3, 5). Lorsque Paul parle aux païens, il dit, « vous », parce que Paul n’était pas un païen. Maintenant, remarquez cette distinction dans les exemples suivants :

Dans Galates 3, 23-25, il utilise les mots « nous » et « nos » quatre fois, en parlant de lui-même et d’autres Juifs.

Dans Galates 3, 26-29, cependant, il utilise le mot « vous » cinq fois, en se référant à des non-Juifs, soit des païens.

Puis, en retournant au quatrième chapitre de la lettre aux Galates, nous remarquons que le passage entier, à partir du verset 8 et y compris le verset 10, est adressée à des non-Juifs, ou des païens, puisque Paul utilise systématiquement le mot « vous ». Dans Galates 4, 8-9, Paul rappelle aux Galates qu’avant leur conversion ils ne connaissent pas Dieu, mais servaient plutôt des dieux païens. (En revanche, lorsque Paul parle aux Juifs, il indique clairement qu’ils connaissaient — à un certain degré — le vrai Dieu ; comparez Galates 2, 15 : « Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens… » Comparez aussi Romains 9, 3-5, « … mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent… les alliances, et la loi, et le service de Dieu… »). C’est clair que Paul ne s’adresse pas aux Juifs dans Galates 4, mais plutôt aux païens.

Ces païens sont parvenus à la connaissance du vrai Dieu à la conversion, mais après la compréhension initiale, ils sont retournés à ces « pauvres rudiments » (comparer Galates 4, 9) qu’ils avaient initialement adorés, en observant à nouveau « des jours et des mois et des saisons et des années » (verset 10). Cette pratique ne peut pas faire allusion au Sabbat et les Jours Saints de Dieu, comme ceux-ci n’avaient même pas été connus, et encore moins observés, par les païens avant leur conversion. Paul parle plutôt ici de fêtes païennes, comme Noël, Pâques ou Halloween (pour une étude approfondie de la question de « Noël », vous pouvez lire notre brochure gratuite, « Ne fêtez pas le Noël !) »

En outre, Paul ne parlerait pas du Sabbat et les Jours Saints de Dieu ici, parce que ces jours ne viennent pas de « pauvres éléments », mais ont, en fait, été instaurés par DIEU. Paul n’aurait JAMAIS dit que le Sabbat ou les Jours Saints ont été tirés de « pauvres éléments ».

Certains prétendent que les païens convertis en Galatie avaient commencé à observer le Sabbat et les Jours Saints seulement parce que des Juifs les auraient incités à le faire, et que Paul s’opposait maintenant à cette pratique. Cette affirmation est fausse, cependant, parce que nous lisons au verset 9 que les Galates tournèrent DE NOUVEAU vers les faibles et pauvres éléments (« Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? ») Les Galates étaient RETOURNÉS à ce qu’ils avaient fait AVANT qu’ils deviennent chrétiens. L’influence juive sur eux APRÈS leur conversion n’est clairement PAS ce que Paul aborde ici.

Alors, qu’est-ce que Paul a eu à l’esprit spécifiquement quand il parlait de la pratique des païens d’« observ[er] des jours et des mois et des saisons et des années » ? Pour répondre à cette question, nous devons examiner d’abord le sens du mot « observer ».

Le mot grec pour « observer » est « paratereo ». [En aparté, c’est un mot différent de celui utilisé dans Romains 14, 6, où nous lisons que celui qui observe le jour l’observe pour le Seigneur]. Dans notre livret gratuit, disponible en anglais seulement « The Gospel of the Kingdom of God » [L’Évangile du Royaume de Dieu], il est expliqué que le mot grec, « paratereo » est toujours utilisé dans l’Écriture d’une manière négative. Certains commentateurs soulignent que « l’observation » que Paul aborde ici est faite d’une manière superstitieuse, ce qui n’est pas du tout approprié quand on parle du Sabbat de Dieu et les Jours Saints. Cependant, cela est approprié par rapport à l’astrologie et les spéculations gnostiques. En le regardant sous cet angle, nous pouvons voir que Paul parlait d’une observation de temps et de saisons qui étaient contrôlés par les corps célestes et des esprits.

Observation de saisons ou de temps

Penchons-nous plus en détail sur l’observation de saisons, ou « temps » comme c’est correctement traduit dans la bible Louis Segond (« Vous observez les jours, les mois, les temps et les années »). En cherchant l’explication biblique, nous lirons certaines autres Écritures se rapportant à ce sujet.

Dans Lévitique 19, 26, nous lisons : « Vous ne mangerez rien avec du sang. Vous n’observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. »  Dans la Bible en anglais, Authorized Version, c’est   traduit ainsi : « Vous ne mangerez rien avec le sang : vous ne deviez pas utiliser de la magie ni observer le temps. »

Nous trouvons la même interdiction dans Deuteronome 18, 10 : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien » La Bible en anglais, Authorized Version, le traduit comme ceci : « On ne trouvera entre vous quiconque qui fait passer son fils ou sa fille par le feu, ou qui utilise la divination, ou un observateur de temps, ou un enchanteur, ou une sorcière. »

Finalement, dans le Deutéronome 18, 14, Dieu dit : « Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. » La Bible Authorized Version le traduit de cette façon : « Car ces nations que tu possèderas, écoutaient les observateurs du temps, et les devins, mais quant à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne te l’a pas permis de le faire. »

Alors, qu’est-ce que l’on entend par l’expression, « observateurs de temps ? » Littéralement, cela signifie « observer les nuages. » Cette pratique est associée à la divination par l’observation des nuages. L’étude de l’apparence et le mouvement des nuages étaient une façon commune de prédire la bonne ou la mauvaise fortune.

Cette observation superstitieuse des temps était souvent accompagnée par l’allumage des bougies et la décoration des portes avec de l’ail. Sa connexion était clairement démoniaque. Notez 2 Chroniques 33, 6 : « [Manasse] fit passer ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom ; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, il s’adonnait à la magie, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l’avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter. » Dans la bible Authorized Version c’est traduit comme ceci : « [Manassé] fit passer ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom ; il observait également les temps, et utilisait de la magie, et utilisait de la sorcellerie, et traitait avec un esprit familier [un démon], et avec de sorciers : il façonnait [ou créait] beaucoup de mal aux yeux du Seigneur, pour provoquer en lui la colère. »

Observation de jours

Souvenez-vous, Paul a également réprimandé les Galates pour observer des jours. Les Grecs, par exemple, observaient des jours pour adorer leurs morts. Pendant ces jours, aucun travail ne devait se faire. En fait les calendriers grecs et romains désignés, tous les deux, un tiers de tous les jours comme des jours de malheur. Lors de ces journées, on ne pouvait effectuer aucune activité politique ou juridique, et les gens étaient censés s’abstenir de tout plaisir privé. Une de celles-ci était qu’on ne devait pas entrer en guerre lors de ces jours-là, ou se marier ou voyager.

Observation de mois

Paul a également abordé la pratique superstitieuse d’observer des mois. Le monde païen avait mis de côté certains mois pour le culte de leurs dieux. Des fêtes païennes étaient observées pendant les mois d’avril et octobre pour honorer la déesse Apolla, tandis que le plus grand dieu grec, Zeus, était vénéré pendant les mois de février et juin. Le mois d’avril était également mis de côté pour le culte du dieu  Artémis. Le dieu du vin, Bacchus, a été honoré au cours du mois de janvier.

Observation d’années

Finalement, Paul a réprimandé les Galates pour l’observance des années. En effet, certaines années ont été mises de côté pour des activités de culte par les Grecs et les Romains. Par exemple, les Jeux olympiques étaient déjà célébrés à l’époque avec quelques années d’intervalles, mais ils étaient accompagnés de culte et rites païens.

À présent, nous pouvons voir clairement ce que Paul a mentionné dans Galates 4, 10. Il ne parlait pas du Sabbat de Dieu et les Jours Saints, mais il était plutôt préoccupé que les Galates retournent à leurs habitudes de culte païen — célébrant à nouveau les jours, les mois, les saisons et les années païens.

Conclusion

Comme nous vous l’avons montré tout au long de ce livret, le Sabbat hebdomadaire de Dieu et ses Festivals annuels doivent encore être gardés saints aujourd’hui. Dieu veut que TOUT LE MONDE les observe – VOUS y compris. Il n’y a aucune Écriture dans le Nouveau Testament qui élimine l’exigence de Dieu de garder sacrés son Sabbat hebdomadaire et ses Jours Saints annuels, parce qu’il les fit saints. Dieu a dû punir sévèrement l’ancien Israël et Juda, car ils violaient ses commandements, y compris en profanant ses Sabbats saints. Dieu est très en colère contre le monde aujourd’hui — en particulier les maisons modernes d’Israël et de Juda qui devraient savoir mieux — pour avoir piétiné ses Sabbats. Son jugement tombera bientôt sur le monde entier.

Vous venez d’entendre la vérité. Vous l’avez lu dans le présent livret. Vous savez mieux maintenant. Dieu s’attend à ce que vous choisissiez de « l’adorer en esprit et en vérité » (comparez Jean 4, 24). Voulez-vous vraiment connaître Dieu ? Voulez-vous être connu et accepté par lui ? Vous ne pouvez pas vraiment faire partie de la famille de Dieu, et Dieu ne fera pas vraiment partie de votre vie, à moins que vous observiez ses commandements, y compris ses Sabbats hebdomadaires et annuels — TOUS ses Jours Saints. Jésus Christ, le « Seigneur du Sabbat » nous dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14, 15). Rappelez-vous, aussi, 1 Jean 5, 3 : « Car l’amour de Dieu consiste a garder ses commandements. » Dieu ne fait point acception de personnes (Actes 10, 34). Il veut que tout le monde lui obéisse. Ecclésiaste 12, 13 dit : « Écoutons la fin du discours : Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. »

Si vous ne l’avez jamais observé les Sabbats hebdomadaires et annuels de Dieu, MAINTENANT c’est le temps de commencer (comparez Hébreux 3, 7-11). Une fois que vous commencez, vous ferez l’expérience d’une joie et une paix intérieure que vous n’avez jamais ressentie avant. Dieu promet que tu le trouveras « si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 4, 29). Pour ceux d’entre vous qui dans le passé observaient les Sabbats hebdomadaires et annuels de Dieu, mais qui ont abandonné la vérité que vous avez apprise au début, MAINTENANT c’est le temps de revenir et de recommencer d’agir au sujet de la vérité que vous avez déjà compris (comparez Ézéchiel 33, 14-16). Dieu va vous accepter de nouveau, si vous voulez retourner à lui. Il dit dans Zacharie 1, 3 : « Revenez à moi… et je reviendrai à vous… »

Le choix vous appartient. Dieu veut que vous fassiez le bon choix, et nous aussi.

Les Jours Saints Annuels de Dieu

Résumé et calendrier

La Pâque est observée une fois par an dans la soirée en se livrant à un service de lavement des pieds comme un exemple d’humilité, conformément à l’exemple du Christ, et en partageant du pain sans levain et du vin, symbolisant la guérison physique et spirituelle et le pardon du péché. L’ensemble du service symbolise un souvenir de la mort du Christ (Lévitique 23, 5 ; Luc 22, 14-20 ; Jean 13, 1-5 ; 1 Corinthiens 11, 20-29).

Les Jours des Pains sans Levain sont observés une fois par an en ne consommant aucun aliment préparé avec du levain pour une période de sept jours après la Pâque. Le partage de pains sans levain symbolise l’engagement à vivre une vie sans péché (Lévitique 23, 6-8 ; Actes 20, 6 ; 1 Corinthiens 6, 7-8).

La Fête de la Pentecôte est observée une fois par an. Cette journée symbolise la venue de l’Esprit Saint de Dieu dans le but de convertir ceux qui sont appelés par Dieu à ce moment (Lévitique 23, 15-16, 21 ; Actes 2, 1-4 ; Actes 20, 16 ; 1 Corinthiens 16, 8).

La Fête des Trompettes est observée une fois par an. Cette journée symbolise le retour proche de Jésus Christ sur cette terre (Lévitique 23, 24-25 ; 1 Corinthiens 15, 52 ; 1 Thessaloniciens 4, 16), et notre résurrection ou changement à l’immortalité, d’être né de nouveau dans le royaume ou la famille de Dieu (1 Corinthiens 15, 50-54, 42-49 ; 1 Thessaloniciens 4, 16-17 ; Jean 3, 3 et 5-8).

Le Jour des Expiations est observé une fois par an en évitant de consommer toute nourriture solide ou liquide pour une période de 24 heures. Cette journée symbolise ceux qui sont appelés par Dieu durant cette vie, ayant reçu l’union [at-one-ment] en anglais) avec Dieu, et le transfert du péché à Satan comme celui qui est ultimement responsable de tout péché (Lévitique 23, 27-32 ; Actes 27, 9).

La Fête des Tabernacles est observée une fois par an, pendant sept jours consécutifs, en participant à l’un des sites désignés par l’Église à travers le monde. Cette période symbolise le règne du Christ pendant 1000 ans, avec ses saints devenus immortels, au cours de laquelle Satan sera lié et le monde entier vivra sous le gouvernement de Dieu (Lévitique 23, 33-35 ; John 7, 2-8, 10-14 ; Daniel 7, 27 ; Apocalypse 20, 4).

Le Dernier Grand Jour, qui suit immédiatement la Fête des Tabernacles, est observé une fois par an. Cette journée symbolise une période de 100 ans appelé le « Jugement du grand trône blanc » au cours de laquelle toutes les personnes qui ont vécu et qui ne furent jamais appelés par Dieu pour le salut au cours de cette vie auront leur première possibilité d’accepter le Christ comme leur Sauveur (Lévitique 23, 36 ; Jean 7, 37 ; Apocalypse 20, 11-12). À la fin de cette période, il y aura un jugement au cours de laquelle toutes les personnes qui ont vécu, et qui ont refusé d’accepter le Christ comme leur Sauveur, seront finalement condamnées à la mort éternelle et détruites dans le feu Géhenne (Apocalypse 20, 13-15).

Les Jours Saints Annuels de Dieu

Année
Romaine
Pâque * Jours des Pains sans Levain Pentecôte Fête des Trompettes Jour des Expiations Fête des Tabernacles Dernier Grand Jour
2016 22 avril 23-29 avril 12 juin 3 oct. 12 oct. 17-23 oct. 24 oct.
2017 10 avril 11-17 avril 4 juin 21 sept. 30 sept. 5-11 oct. 12 oct.
2018 30 mars 31 mars-6 avril 20 mai 10 sept. 19 sept. 24-30 sept. 1 oct.
2019 19 avril 20-26 avril 9 juin 30 sept. 9 oct. 14-20 oct. 21 oct.
2020 18 avril 9-15 avril 31 mai 19 sept. 28 sept. 3-9 oct. 10 oct.
2021 27 mars 28 mars-3 avril 16 mai 7 sept. 16 sept. 21-27 sept. 28 sept.
2022 15 avril 16-22 avril 5 juin 26 sept. 5 oct. 10-16 oct. 17 oct.

* Pâque observée la veille. Tous les Jours Saints commencent la veille.